Une immersion dans la philosophie psychophysiologique victorienne. Le problème corps-esprit après Darwin

par Hortense De Villaine

Projet de thèse en Philosophie

Sous la direction de Denis Forest.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Connaissance, langage et modélisation (Nanterre) , en partenariat avec IREPH - Institut d'Etudes et de Recherche Philosophique, Laboratoire (laboratoire) depuis le 28-10-2015 .


  • Résumé

    Le nombre d'ouvrages, articles et de conférences se rapportant au problème corps-esprit et rédigés ou prononcées dans la seconde moitié du 19ème siècle britannique est conséquent. En effet, cette époque est caractérisée par la formulation de la théorie de l'évolution par Darwin, par l'émergence des sciences du cerveau, et par une perte d'influence de l'Eglise anglicane. Certains scientifiques, rejetant la tutelle métaphysique ou théologique de la science, souhaitent aussi arracher la question de l'esprit des mains des métaphysiciens et théologiens, pour proposer une étude expérimentale des liens entre phénomènes physiques et phénomènes mentaux. Ils s'aventurent alors sur le terrain de la philosophie de l'esprit, proposant leurs propres théories concernant les relations de l'esprit et du corps. La thèse centrale défendue dans ce contexte est celle de l'épiphénoménisme, thèse qui est toujours au coeur de nombreux débats en philosophie de l'esprit contemporaine. Elle stipule l'inefficacité causale des états mentaux sur le corps, animal ou humain, et fait de la volonté une illusion de la conscience. La formulation originaire de l'épiphénoménisme est par ailleurs solidaire de deux autres thèses centrales: l'agnosticisme métaphysique et la conception mécaniste du monde. Le problème corps-esprit est donc à nos yeux la meilleure porte d'entrée dans ce mouvement philosophique que nous qualifions de "philosophie psychophysiologique victorienne" et dont cette thèse a pour ambition d'être la première exploration globale et systématique.


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