S’approprier l’Unesco : la fabrique du patrimoine culturel immatériel en Normandie et en Bretagne.

par Chloé Bour

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Ronan Le Coadic et de Laurent Sébastien Fournier.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 14-03-2016 .


  • Résumé

    Le patrimoine culturel immatériel [PCI], vivant et évolutif, trouble une conception française historiquement centrée sur le matériel (monuments, sites architecturaux, objets d’art). La convention adoptée par l’Unesco pour sauvegarder le PCI (2003) institue une transformation profonde du rôle des acteurs dans la chaîne patrimoniale en soumettant l’attribution de la valeur patrimoniale (i.e. la patrimonialisation) à une « démocratie participative », impliquant les praticiens eux-mêmes, et minorant l’expertise scientifique pratiquée jusqu’alors. L’objectif de la thèse est d’analyser et de comprendre dans quelle mesure ces renversements dans les pratiques habituelles de patrimonialisation sont vécus et pris en considération (ou non) par les acteurs eux-mêmes : les « experts » (institutions, politiques, agents du patrimoine), les « communautés » (associations patrimoniales et praticiens) et l’État, dans l’actuelle mise en patrimoine au titre de l’Inventaire national du PCI de France. Pour cela, la réflexion prend appui sur une Cifre (Convention industrielle de formation par la recherche) avec La Fabrique de Patrimoines en Normandie (Caen), en partenariat avec Bretagne Culture Diversité (Lorient). Ces deux organismes qui constituent nos objets d’étude et nos « laboratoires » d’expériences innovantes et participatives de patrimonialisation, nous permettent d’identifier les impacts de l’institution du PCI sur le territoire régional à partir d’une étude comparée entre deux régions accolées l’une à l’autre : la Bretagne et la Normandie.


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