L'amour et le droit

par Mathie Tendresse OTOUNGA ANKASSA

Projet de thèse en Droit privé

Sous la direction de Xavier Labbée.

Thèses en préparation à Lille 2 , dans le cadre de École doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion (Lille) depuis le 01-10-2015 .


  • Résumé

    L’amour et le droit dans leur conception générale apparaissent a priori inconciliables. Pour autant, l’un et l’autre ont vocation à entrer en contact. L’amour désigne le sentiment d’attirance que ressent une personne à l’égard d’autrui ou d’une chose. En tant que créateur de liens entre les personnes, il fait naitre des situations de fait que le droit est amené à gérer. Par ailleurs, les impératifs supérieurs et droits fondamentaux assujettissent le droit à des objectifs de protection et d’épanouissement de la personne humaine qui le conduisent à favoriser l’expérience de l’amour par tout un chacun. Reste que les buts de l’un et de l’autre étant totalement différents, la cohabitation entre les deux notions est nécessairement génératrice de confits. L’amour est un sentiment individuel par nature, qui tend à favoriser l’intérêt personnel et la liberté. Le droit a contrario en tant que régulateur social représente l’intérêt collectif et la coercition. L’amour se pose ainsi comme facteur de non-respect du droit. Aujourd’hui, le sujet de droit accepte de moins en moins les injonctions impératives du droit et tend à faire reconnaitre sa volonté et ses choix. S’il est fondamentalement impossible de bâillonner toute revendication liée au concept d’amour, et puisque amour et droit sont voués à entrer en contact, il est primordial de maintenir une forme d’équilibre. La recherche de cet équilibre impose de se pencher sur la prise en compte actuelle du concept d’amour en droit, afin de déterminer comment le droit est susceptible d’assumer sa fonction de régulateur social sans changer l’individu en une marionnette au service de la société.


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