Du droit à l'environnement au droit au développement durable : contribution à l'étude du renouveau des droits fondamentaux

par Ornella Seigneury

Projet de thèse en Droit public

Sous la direction de Carine Gindre David.

Thèses en préparation à Nouvelle Calédonie en cotutelle avec l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et l'Université de la Nouvelle-Calédonie , dans le cadre de École doctorale du Pacifique (Faaa) , en partenariat avec ISJPS - Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne (laboratoire) et de LARJE - LAboratoire de Recherches Juridique et Economique (laboratoire) depuis le 03-03-2015 .


  • Résumé

    Depuis la fin du XXème siècle, de nouveaux droits de l’homme sont apparus en faveur d’une meilleure existence de la communauté humaine dans son milieu naturel (droit à l’environnement), économique et social (droit au développement, lutte contre la pauvreté), culturel (droit des peuples, protection du patrimoine commun de l’humanité) et sécuritaire (droit à la paix). Toutefois, ces droits dits « de solidarité » sont actuellement très controversés parce qu’ils embrassent une « communauté humaine » qui ne se limitent plus à des droits individuels. Pour ne prendre que l’exemple du droit à l’environnement, sa justiciabilité a été rudement critiquée en raison de son imprécision et des difficultés à le mettre en œuvre. À ce titre, il est généralement marginalisé par les auteurs dans les ouvrages généraux relatifs aux droits et libertés fondamentaux. En effet, ce nouveau droit vient bousculer les « catégories » juridiques. La question se pose donc de savoir si le droit à l’environnement peut s’intégrer dans la classification des droits fondamentaux traditionnels. Néanmoins, le droit à l'environnement prend des directions moins connues. Le droit de l’homme à un environnement « sain » stricto sensu est aujourd’hui dépassé par un droit à l’environnement plus large qui s’adresse à de nouveaux bénéficiaires tels que les générations futures ou la « Terre-Mère ». L’idée défendue dans cette thèse est que le droit à l’environnement laisse progressivement la place à un droit collectif articulé autour de notions qui posent des questions juridiques complexes et transdisciplinaires. En d’autres termes, le paradigme de l’humanisme écologique a entrainé dans son sillage l’évolution du droit à l’environnement vers les prémisses d’un droit au développement durable. Malgré l'apparence nébuleuse de ces droits émergents, cette étude se propose de mettre en exergue leurs apports potentiels et des pistes de réflexion pour une meilleure effectivité de ces droits si nécessaires à notre époque.

  • Titre traduit

    The Right to the Environment from the Right to the Sustainable Development : contribution to the Study of the Renewal of Fundamental Rights


  • Résumé

    Since the end of the twentieth century, new human rights appeared for a better life of the humanity in its natural environment (the human right to the environment), economic and social background (the human right to development, poverty issues), cultural background (indigenous peoples' rights, protection of the common heritage of humanity) and safe ways of life (the right to peace). However, these so-called rights "solidarity" are currently very controversial because they encompass a "human community" which are more extensive than individual rights. To take only the example of the right to the environment, its justiciability was clearly criticized because of its ambiguity and the difficulties in implementing. As such, it is usually marginalized by the authors in publications relating to the fundamental rights and freedoms. Indeed, this new right comes shove legal "categories" (kind of legal concepts). The question, therefore, arises whether the right to the environment can fit into the classification of traditional fundamental rights. Nevertheless, the right to the environment takes lesser-known directions. The human right to a "healthy" environment stricto sensu is now surmounted by a right to the environment wider aimed at new beneficiaries such as future generations or "Mother Earth" (protection of nature for the sake of nature itself). The idea defended in this thesis is that the right to the environment is progressively giving way to a collective or “group” right articulated around concepts that cause complex and trans-disciplinary legal issues. In other words, the paradigm of ecological humanism has been caused the evolution of the right to the environment to the premises of a right to the sustainable development. Despite the nebulous appearance of these emerging rights, this study intends to highlight their potential contributions and lines of thought for a better effectiveness of these rights so necessary in those days.

  • Titre traduit

    El Derecho a un ambiente sano para el Derecho al desarrollo sostenible : contribución al estudio de la renovación de los derechos fundamentales


  • Résumé

    Desde finales del siglo 20, surgieron nuevos derechos humanos a favor de una mejor existencia de la comunidad humana en su entorno natural (el derecho a un ambiente sano), económica y social (derecho al desarrollo, la lucha contra la pobreza), culturales (el derecho de los pueblos, la protección del patrimonio común de la humanidad) y seguro (derecho a la paz). Sin embargo, estos derechos llamados "solidaridad" son actualmente muy controvertido debido a que abrazan una "comunidad humana" que ya no se limitan a los derechos individuales. Para tomar el ejemplo del derecho a un ambiente sano, su justiciabilidad fue criticada duramente por su imprecisión y la dificultad en su aplicación. Como tal, es generalmente marginado por los autores en las obras generales sobre los derechos y las libertades fundamentales. De hecho, la nueva ley ha sacudido las "categorías" legal. Por lo tanto, se plantea la cuestión de si el derecho a un ambiente sano se puede integrar en la clasificación de los derechos fundamentales tradicionales.     Sin embargo, el derecho a un ambiente sano toma direcciones menos conocidos. El derecho humano a una "saludable" en el sentido estricto ahora es superado por el derecho a un entorno más amplio que abastece a los nuevos beneficiarios como las generaciones futuras o el medio ambiente "Madre Tierra". La idea presentada en esta tesis es que este derecho está dando paso gradualmente a un derecho colectivo articulado en torno a nociones que implican cuestiones legales complejas y transdisciplinarias. En otras palabras, el paradigma del humanismo ecológico dio lugar a su paso el desarrollo de los derechos ambientales de los locales de un derecho al desarrollo sostenible. A pesar del aspecto nebuloso de estos derechos emergentes, este estudio tiene como objetivo poner de relieve sus contribuciones posibles y conocimientos útiles para una mejor efectividad de estos derechos, primordiales en nuestro tiempo.