Volontariat et Management responsable: l'étude du volontariat comme formation à la création de sens dans le travail.

par Michael Marco

Projet de thèse en Sciences de Gestion

Sous la direction de Florence Rodhain et de Angélique Rodhain.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de École doctorale Economie Gestion de Montpellier (2015-.... ; Montpellier) , en partenariat avec MRM - Montpellier Recherche en Management (laboratoire) depuis le 20-09-2012 .


  • Résumé

    Dans le contexte de crise économique et sociale, de nombreuses questions sont soulevées à propos de la pérennité du système en place. Dans le même temps, on peut remarquer une importance grandissante accordée à la quête de sens dans la vie que nous menons. Le volontariat, présenté ici, n'est pas une solution miracle mais semble donner la possibilité d'ouvrir les perspectives d'évolution d'un individu dans son environnement de travail. L'intérêt de cette recherche se porte sur la réunion d'un domaine peu abordé par les sciences de gestion - le volontariat - et celui de la recherche sur le sens du travail. Nous démontrons que le volontariat peut être considéré comme une forme alternative de travail qui peut répondre à des questions qui se posent dans le modèle classique par rapport à la question de sens. Le document détaille étape par étape l'émergence d'un sujet qui vient tout d'abord du terrain et qui tente de se faire une place au sein de la recherche critique en management en étant force de proposition. Le terrain est en effet un élément essentiel de la recherche dans la mesure où la méthodologie suivie est la théorie enracinée, et que l'émergence de la problématique s'est faite à partir du terrain : la ville d'Auroville dans le sud de l'Inde. Au regard des résultats obtenus lors de l'analyse d'interviews d'anciens volontaires, il semblerait en effet que les conditions particulières de travail volontaire à Auroville trouvent une correspondance avec ce qui a été déterminé être les sources du sens du travail selon la littérature existante, et celles-ci pourraient ainsi contribuer à l'épanouissement de l'individu dans le cadre de son travail. Et cette contribution ne semble pas s'arrêter à l'expérience de volontaire elle-même, elle pourrait bien se pérenniser lors du retour au travail salarié classique. Les implications de ces résultats pourraient être la reconnaissance du volontariat en tant qu'activité formatrice à la construction de sens dans le travail.Dans le contexte de crise économique et sociale, de nombreuses questions sont soulevées à propos de la pérennité du système en place. Dans le même temps, on peut remarquer une importance grandissante accordée à la quête de sens dans la vie que nous menons. Le volontariat, présenté ici, n'est pas une solution miracle mais semble donner la possibilité d'ouvrir les perspectives d'évolution d'un individu dans son environnement de travail. L'intérêt de cette recherche se porte sur la réunion d'un domaine peu abordé par les sciences de gestion - le volontariat - et celui de la recherche sur le sens du travail. Nous démontrons que le volontariat peut être considéré comme une forme alternative de travail qui peut répondre à des questions qui se posent dans le modèle classique par rapport à la question de sens. Le document détaille étape par étape l'émergence d'un sujet qui vient tout d'abord du terrain et qui tente de se faire une place au sein de la recherche critique en management en étant force de proposition. Le terrain est en effet un élément essentiel de la recherche dans la mesure où la méthodologie suivie est la théorie enracinée, et que l'émergence de la problématique s'est faite à partir du terrain : la ville d'Auroville dans le sud de l'Inde. Au regard des résultats obtenus lors de l'analyse d'interviews d'anciens volontaires, il semblerait en effet que les conditions particulières de travail volontaire à Auroville trouvent une correspondance avec ce qui a été déterminé être les sources du sens du travail selon la littérature existante, et celles-ci pourraient ainsi contribuer à l'épanouissement de l'individu dans le cadre de son travail. Et cette contribution ne semble pas s'arrêter à l'expérience de volontaire elle-même, elle pourrait bien se pérenniser lors du retour au travail salarié classique. Les implications de ces résultats pourraient être la reconnaissance du volontariat en tant qu'activité formatrice à la construction de sens dans le travail.

  • Titre traduit

    Volunteerism and Responsible Management: the study of volunteerism as a formation of creating meaning of work.


  • Résumé

    In the context of an economical and social crisis, many questions are asked about the sustainability of the global system as we know it. These questions are affecting more and more people asking for change. These concerns underlie a quest of meaning about the life we have. Volunteerism, as presented in this article, show how it can open perspectives about the way we look at work taking place in our lives and the meaning we are giving to it. It isn't a miracle solution for all troubles we are facing, but it can contribute to the emergence of a new consciousness we can apply to our work towards a change. The interest of the research takes place at the meeting point of volunteerism – considered as a alternative form of work – and the research of meaning in work. We show here first why volunteerism must be considered as a real form of work, as productive and efficient as its classical form. Then thanks to numerous studies, we show how much volunteerism is valuable for the health of people and the acquisition of professional skills. After that we describe how the subject of this research emerged from the field and how it can take place in the research about meaning of work by being a concrete example of sense making within work. The field is indeed an essential element of this research as we used the grounded theory to let a practical link emerge. In fact, the case study is located in South India, within the universal township project of Auroville. This project claims to apply the works of research done by the philosopher Sri Aurobindo about the evolution of mankind towards human unity. Regarding the analysis of the interviews done with ancient volunteers who worked in Auroville, it seems that the particular conditions of work existing there, with this philosophy, find connections with have been determined as being the sources of meaning in work according to the literature. These connections can then be part of a contribution to the self-fulfillment of individuals in the frame of their work and therefore their own lives. What has been found shows also that this contribution doesn't remain in the context of volunteer work, but can go on and be sustained when the individuals are back to their work in its classical form. In this context the spiritual aspect of the practice of volunteerism is strongly shown as it calls for some principles which can be found in karma yoga. In fact the most important fact we can notice with volunteers is that there work is dedicated to a cause which goes beyond their own interest and ego. The implications of these results could be the acknowledgement of volunteerism as a formative activity contributing to sense making in the context of work. This would take part of building a greater consciousness towards how the work of each individual can be made to create a positive change for the world.