Le paysage scolaire au Liban entre centralisation et décentralisation

par Cynthia Azzam

Projet de thèse en Aménagement, architecture

Sous la direction de Philippe Potie.

Thèses en préparation à Paris Saclay en cotutelle avec l'Universite libanaise , dans le cadre de Sciences de l'Homme et de la Société , en partenariat avec Laboratoire de recherche de l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Versailles (laboratoire) et de Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Versailles (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-10-2013 .


  • Résumé

    L'éducation, au cœur des débats de sociétés, devient de plus en plus un outil de compétitivité pour les métropoles. La formation se présente dès lors comme une partie prenante d'une politique publique, une forme de métropolisation. Pourtant, aujourd'hui, la société libanaise pâtit d'une absence totale de procédures officielles au niveau du secteur éducatif ; notamment en ce qui concerne les infrastructures scolaires. Bien qu'à partir des années 2000 (suite à la mise en place du décret 9091 qui définit les nouvelles normes de l'architecture scolaire), l'Etat ait eu recours à de nouvelles constructions dans le souci majeur de relever l'éducation publique, nous nous sommes retrouvés avec une standardisation de projets prototypes indépendamment du site où ils s'implantent. Si, l'école au Liban a joué, tout au long de son histoire, le rôle de cadre administratif pour l'Empire ottoman et de cadre d'occidentalisation par les jésuites, aujourd'hui, en prenant en compte l'hétérogénéité du pays (caractéristique non négligeable du lieu), quel cadre l'éducation forme-t-elle ? Entre publics et privés, les établissements scolaires permettent-ils la gestion du territoire et donc la formation des cadres de la société ? Comment les infrastructures éducatives pourraient-elles être un moyen de réappropriation du territoire libanais ?

  • Titre traduit

    Learning landscape in Lebanon between centralization and decentralization


  • Résumé

    Education in our society is at the heart of debates, especially that big cities improved their competitiveness in this domain. Therefore, teaching has become a part of a public policy, a form of metropolization. However, the Lebanese society nowadays suffers from a total absence of formal procedures; particularly regarding school infrastructures. Although since 2002, the State has engaged in constructions activities (following the implementation of the decree 9091, which define the new architectural specifications for schools) with the main purpose of raising public education, we ended up with a standardization of prototypes with no regards for the local community. Accordingly, isn't it necessary to consider educating as a tool to restructure society? Schools in Lebanon are the result of a historical, cultural and social crossbreeding (Ottoman Empire, French mandate…). Today, considering the heterogeneity of the landscape (significant characteristic of the location), where does education stand? Do schools, whether public or private, allow land management and thus the formation of society's framework? And finally, how can schools be requalified in a way that reclaim the Lebanese territory?