La problématique des lieux dans les œuvres de Jean Marie Gustav LECLEZIO

par Mohamed Daw

Projet de thèse en Langue et littérature françaises

Sous la direction de Jean-Michel Wittmann.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole Doctorale Fernand Braudel depuis le 13-01-2016 .


  • Résumé

    Engager la réflexion sur les lieux ou l’espace, dans un roman, est très important, mais aussi très difficile, car elle se situe à tous les niveaux textuels. C’est aborder un système de relations où tous les éléments qui le forgent sont interdépendants et dont le fonctionnement crée du sens. C’est pourquoi, lorsqu’on cherche à comprendre un roman, il ne faut pas se contenter de décrire les lieux, il faut aller au-delà et saisir ce qui organise l’espace et lui confère un sens. Il faut reconnaître que le lieu désigné n’est jamais un élément neutre ou insignifiant. Cette évidence apparaît avec force à la lecture de l’œuvre leclézienne. Parler des lieux chez Le Clézio, c’est en effet parler d’un espace complexe, aux dimensions multiples, c’est, en fait, réfléchir sur les relations que le texte institue entre tous ses éléments et qui contribuent à donner du sens au récit. Sur ce plan, il se dégage de l’œuvre leclézienne une récurrence d’un livre à l’autre de quelques lieux puisés dans le vécu de l’écrivain, portant témoignage d’une époque et décrits d’une manière poétique. Ces lieux peuvent se décliner en trois espaces : le Désert, la Ville, la Mer. Ce sont là les thèmes obsessionnels de Le Clézio que l’on retrouve en parcourant sa production littéraire. Ces trois sujets porteraient en eux une dualité : la nature opposée à la civilisation. Le Clézio est attiré par les vastes étendues, par les espaces immenses et illimités, ces lieux originels, où tout est pur, non usés par la durée du temps et non marqués par l’action humaine : c’est le désert, c’est la mer. À ces espaces mythiques s’oppose la civilisation occidentale incarnée par la société urbaine, une société dépeinte négativement : espace découpé, sectorisé en quartiers, la société urbaine, c’est-à-dire la ville, reflète les divisions et les inégalités sociales. Elle représente l’endroit où les hommes sont enfermés, privés du contact avec la nature et avec les autres, et où s’organise la dislocation de celui qui y pénètre ou s’en nourrit.

  • Titre traduit

    The problematic places in Jean Marie works Gustav Clézio


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