La justice, les justiciables et la construction de l'Etat de droit en Centrafrique

par Gervais Ngovon-ngbele

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Géraldine Muhlmann.


  • Résumé

    La thèse entend étudier les ressorts du déphasage constaté entre le droit proclamé et les pratiques de la justice en Centrafrique. Entre les règles officielles et les procédés du personnel de justice en ce pays, les contradictions en effet sont souvent flagrantes. Magistrats comme officiers de police judiciaire instrumentalisent les considérations identitaires pour battre en brèche les droit individuels lorsqu'ils y sont hostiles. Des textes dûment adoptés sont ainsi délibérément ignorés tandis que des normes endogènes s'invitent contre toute attente au sein du prétoire quand celles-ci arrangent la posture des juges. Alors que les discours politiques prônent unanimement la construction d'un Etat de droit, une réelle confusion prévaut donc quant à la place, quant au rôle et quant aux fondements de l'institution judiciaire qui pourtant en est la garante. Aggravent cette confusion les rapports de soumission et de puissance qui prévalent entre les usagers et le personnel de l'institution. Quels facteurs structurent la notion de justice en Centrafrique et peut-on penser qu'ils favorisent la mache du pays vers un Etat de droit ? L'institution judiciaire centrafricaine tient-elle encore son rôle lorsque, au nom de considérations identitaires, elle se détourne des principes qui la sous-tendent ? Justice et Etat de droit sont-ils uniquement affaire de culture ou sont-ils également affaire de projet politique ? C'est à des questionnements de cette nature que les travaux à effectuer entendent aider à répondre.


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