Gli oggetti della nostalgia per ripensare il rapporto con il tempo : pratiche e memorie di due generazioni

par Irene Picichè

Projet de thèse en Anthropologie sociale et ethnologie

Sous la direction de Anne Monjaret et de Francesca Sbardella.

Thèses en préparation à Paris, EHESS en cotutelle avec l'Università degli studi (Bologne, Italie) , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 30-11-2015 .

  • Titre traduit

    Les objets de la nostalgie pour repenser la relation avec le temps : pratiques et mémoires de deux générations


  • Résumé

    Cette thèse a pour but d'explorer la nature des objects affectifs à travers l'analyse d'études de terrain que j'ai effectuées entre 2016 et 2019: l'étude de terrain au sein du Musée des Objets Ordinaires de Marseille et de Parme (recherche dans un environnement muséal) et l'étude de terrain conduite à l'intérieur de 28 habitations en Émilie Romagne (recherche dans un environnement domestique)comprenant une comparaison entre deux générations: les sexagénaires et les trentenaires. Plus précisément, à l'aide de la recherche présentée ici, j'ai voulu essayer de comprendre, au moyen d'une analyse approfondie, la relation homme-objet, la nature du lien que les individus tissent avec les différentes dimensions temporelles de leur vie: le passé, le présent et le futur. Mon travail de recherche se fonde en effet sur l'hypothèse que les objets affectifs (ici définis comme «objets de la nostalgie») s'inscrivent dans l'histoire de leurs propriétaires, et que ceux-ci évoquent des souvenirs, mais aussi des valeurs et différentes manières de vivre et d'exister. À quoi servent les objets affectifs? Quel est leur rôle dans la vie quotidienne? De quelle manière la relation homme-objet affecte la perception du temps: le passé, le présent et le futur? Est-ce que notre attachement aux objets dépend de notre âge? Et de notre sexe? Pourquoi est-ce que les hommes ont, depuis toujours, le besoin de s'attacher à des objets matériaux apparemment privés de fonctions? De quelle manière la position des objets dans l'espace nous parle du lien que nous tissons avec ce qu'ils symbolisent? Existent-ils différentes manières d'éprouver la nostalgie selon l'âge et/ou le sexe des individus (générations des trentenaires-sexagénaires)? Ceci est une partie des questions auxquelles j'ai voulu essayer de répondre à travers le travail de recherche ici présenté.

  • Titre traduit

    The objects of nostalgia to rethink the relationship with time : practices and memories of two generations.


  • Résumé

    This thesis aims to explore the nature of affective objects by analysing the fieldworks I carried out between 2016 and 2019. The fieldwork at the Museum of Ordinary Objects of Marseille and Parma (museum research), and the fieldwork I carried out in 28 homes in Emilia Romagna (domestic research), which includes a comparison between two generations, the 60-year-olds and the 30-year-olds. More specifically, the purpose of the work presented here is to try to understand - by means of a precise analysis of the human-object relationship - the nature of the connection that individuals build with the different temporal dimensions of their lives: the past, the present and the future. My thesis research is based on the assumption that affective objects (defined here as «objects of nostalgia», become part of the history of their owners. That these objects can evoke memories but also values and ways of living / existing. Having the capacity to preserve their «functionality» across time, affective objects end up preserving - in their symbolic and affective value - fragments of memories capable of guiding their owners through the construction of their past, and also helping them to build a present and an ever more happy and conscious future. Thanks to the intimate connection they have with their owners, affective objects keep alive what seems to no longer exist. Their presence helps preserve the absent, combining the invisible and the visible, the intangible and the tangible. What is the utility of affective objects? What role do they have in daily life? In what way does the human-object relationship influence the perception of time – the past, the present and the future? Does the way we feel attached to objects vary depending on our age, on our gender? Why do humans have always felt the need to get attached with material objects that are apparently deprived of function? In what way does the location of objects tell us about the relationship that we build with what they embody? Does our way of feeling nostalgic depend on our age and our gender (generations of 60-years-olds and 30-year-olds)? These are some of the questions I tried to answer in the thesis research presented here.