L’expérience démocratique du « Bien Vivre » en Équateur : le cas de l’éducation interculturelle bilingue dans les Andes Septentrionales (1979-2018)

par Maria Salomé Cardenas Muñoz

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Gilles Bataillon.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales , en partenariat avec Centre d'études sociologiques et politiques Raymond Aron (laboratoire) depuis le 07-12-2015 .


  • Résumé

    Cette thèse est une enquête socio-historique sur les enjeux politiques, sociaux et culturels de l’éducation interculturelle bilingue (EIB) auprès des populations Kichwa et métisses des Andes septentrionales, depuis le retour à la démocratie en Équateur en 1979 jusqu’à nos jours. En partant de l’analyse au niveau national sur les rapports entre représentants de l’État, dirigeants indigènes et agents de développement, nous essayons de comprendre autour de quelles identités, idéaux et intérêts, l’EIB devient-elle une revendication des organisations ethniques à la moitié des années 1980. Puis nous nous interrogeons sur le devenir de l’EIB en politique d’État sous l’administration de la CONAIE entre 1988 et 2009. Enfin, sur l’assimilation de l’EIB par l’éducation publique du Bien Vivre depuis 2009. En deuxième temps, nous questionnons la place de l’EIB dans la structure de l’école publique équatorienne, en nous concentrant sur les distinctions et les tensions entre « école hispanophone » et « école interculturelle bilingue », au sein de l’école publique. Notamment, nous analysons l’intégration, la mise en œuvre, les usages et les fonctions à l’école des concepts tels que "la nation", "la plurinationalité", "la pluriculturalité", "la multiethnicité" et "l’interculturalité" durant la période étudiée. En dernier lieu, nous menons une étude comparée au niveau régional des expériences d’EIB dans des écoles publiques de la province d’Imbabura (Sierra Nord) et des provinces de Cotopaxi et de Chimborazo (Sierra Centrale). Nous nous intéressons aux caractéristiques sociales, politiques et professionnelles des autorités, des enseignants et des élèves ayant comme but la compréhension de leurs positionnements et leurs interactions autour des tensions entre l’identité nationale et l’identité ethnique. À partir de cette étude de cas, l’intérêt est de comprendre comment l’on défini, imagine et réinvente l’État équatorien en permanence, tout au long de ses quarante ans de vie démocratique.


  • Pas de résumé disponible.