Une ville moyenne pour des classes moyennes? : discours et acteurs de la fabrique urbaine : une étude du cas de Johannesburg, un détour comparatif par New Delhi

par Karen Lévy

Projet de thèse en Aménagement et Urbanisme

Sous la direction de Philippe Gervais-Lambony.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) , en partenariat avec Laboratoire Architecture, Ville, Urbanisme, Environnement (LAVUE) (Paris) (equipe de recherche) depuis le 01-10-2015 .


  • Résumé

    Les politiques urbaines de « reconstruction » post-apartheid de ces dernières décennies n’ont pas permis de réduire les injustices spatiales du Gauteng et de Johannesburg en particulier. Sous l’impulsion des acteurs privés, les résidences fermées d’entrée de gamme, symbole de l’ascension sociale des classes moyennes, diffusent de nouvelles formes de relégation et de fragmentation qui questionnent fortement le lien social, l’étalement et la mobilité croissante. Le peu d’investigations menées sur cette ville « moyenne », qui se veut synonyme de progrès et de modernité, offre l’opportunité de mobiliser une réflexion nouvelle sur les interrelations qui existent entre production de la ville, pratiques et territoires. Loin d’être monolithique, le logement d’entrée de gamme s’est développé à travers maints arrangements institutionnels particuliers et géographiquement situés. Le rôle des acteurs privés impliqués dans la gouvernance urbaine, souvent méconnu et rarement étudié, est devenu la clé de voûte des transformations contemporaines de la ville. L’originalité de ce travail a été de révéler les principes de constitution de savoirs spécialisés et spatialisés, qui éclairent le processus de codification des pratiques et donc la naissance de l’urbanisme sécuritaire institutionnalisé au sein de la métropole. Le détour comparatif avec Delhi a été l’occasion de valider que ces résultats avaient une portée générale cumulable, tout en délocalisant le regard.

  • Titre traduit

    An Average City for the Middle Class? : urban Factory Discourse and Actors : the Case Study of Johannesburg (with a Detour in New Delhi)


  • Résumé

    The post-apartheid urban policies of the last decades aiming at “rebuilding” the nation, have not led to reducing spatial injustice in Gauteng, and Johannesburg in particular. Spurred on by private actors, bottom-of-the-range closed residences, which symbolise the upward social mobility of the middle class, spread new forms of relegation and fragmentation, thereby challenging social links, urban sprawl and growing mobility. The little research carried out on this “average” city, which is meant to be synonymous with progress and modernity, is an opportunity to develop new thoughts on existing interrelations between urban production, practices and territories. Far from being monolithic, bottom-of-the-range housing is being developed through many specific and geographically located institutional arrangements. The role played by private actors involved in urban governance, which is often largely unknown and rarely being studied, has become the keystone of the city’s contemporary transformations. The novelty behind this research work is that it reveals the principles of what constitutes specialised and spatialized expertise, thereby shedding light on the codification process of practices and, as such, the birth of institutionalised security town planning within the metropolis. Comparing Johannesburg with Delhi was an opportunity to validate the fact that these results could be significantly drawn concurrently, while studying two different sites