Un journalisme d'expression personnelle : "spectateurs" et "espions" dans la ville des Lumières (1709-1799)

par Hélène Boons

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Claude Habib et de Jean-Marc Besse.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (Paris) , en partenariat avec Formes et idées de la Renaissance aux Lumières (2005-... ; Paris) (laboratoire) depuis le 22-09-2015 .


  • Résumé

    Cette thèse se focalise sur les périodiques francophones d'expression personnelle publiés tout au long du XVIIIe siècle sous le nom d'"espions" et de "spectateurs". Ils s'inspirent pour la plupart du "Tatler" et du "Spectator" britanniques créés par Richard Steele et Joseph Addison en 1709 et 1711. Il s'agit de mettre au jour l'unité de ce corpus extrêmement original : grâce à l'exercice d'un regard personnel et fictif sur le monde, les feuilles volantes instituent la pratique d'un journalisme d'investigation morale et politique ancré dans les lieux de sociabilité parisiens. Le corpus comprend des auteurs majeurs (Addison, Steele, Marivaux, Rétif de la Bretonne) mais aussi des écrivains moins connus, à l’intense activité médiatique, parfois clandestine (L. Angliviel de la Beaumelle, J. Gautier de Faget, M. Leprince de Beaumont, J.-F. de Bastide, Ange Goudar, Pidansat de Mairobert, C. de Peyssonnel, Beffroy de Reigny, J.-V. Delacroix). L'empan choisi va des débuts de la publication du "Tatler" à Londres en 1709 à la fin de la décennie révolutionnaire en 1799 : cela permet de rendre compte de l'évolution des "spectateurs" et des "espions" au cours du siècle. Ces textes dits "mineurs" furent pionniers pour la pratique journalistique des siècles suivants par leur instauration d'une méthode d'enquête spécifiquement périodique, reposant sur l'activité scopique du rédacteur.


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