Les sociabilités impériales des élites grecques du monde romain d'Auguste à Alexandre Sévère (31 av. J.-C. -235 ap. J.-C.).

par Clément Bady

Projet de thèse en Histoire et Archéologie des mondes anciens

Sous la direction de Frédéric Hurlet.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) depuis le 30-11-2015 .


  • Résumé

    Notre thèse, centrée sur l’hellénisme d’époque impériale, s’attache à étudier les élites hellénophones non plus dans leur seul contexte local, ni uniquement dans leurs relations avec le prince, perspectives qui, pour une large part, ont déjà été explorées, mais dans leurs interactions avec l’aristocratie romaine et cela dans le contexte topographique de la ville de Rome, d’Auguste à Alexandre Sévère (31 avant J.-C. – 235 après J.-C.). Parler des « élites hellénophones » plutôt que des « élites grecques » répond à un souci de précision pour rendre compte de la diversité des élites de la partie grecque de l’Empire, sans écarter leurs dynamiques communes. Les phénomènes de patronage et de sociabilité aristocratiques ont longtemps été interrogés à l’aune de la notion de « cercle ». À cette représentation quelque peu limitée, nous souhaitons substituer les notions de réseau et de génération pour expliquer combien les trajectoires individuelles et collectives de ces élites évoluent selon les espaces et selon les âges de la vie. En prenant pour terrain d’observation plusieurs espaces surinvestis par les groupes aristocratiques (la cité de Rome, l’Italie des villas aristocratiques) ainsi que des lieux précis (la domus, la bibliothèque, la salle de banquet), nous examinons au plus finement les formes et les pratiques de sociabilité partagées par les élites hellénophones et les aristocrates romains (hospitalité, convivialité, commensalité). L’analyse de ces contacts entre élites et de leurs effets (promotion, différenciation ou convergence) se fonde sur une méthode prosopographique. Notre corpus rassemble principalement des sources littéraires, grecques et latines, ainsi que des sources épigraphiques et archéologiques pour compléter les carrières des acteurs et mieux saisir les logiques spatiales de leur sociabilité. Nous entendons ainsi contribuer à une meilleure compréhension de la fabrique des liens entre élites hellénophones et aristocratie romaine sous le Haut-Empire.


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