'Séropositivité au VIH et gestion du rapport au corps contaminant: étude de la phase post-diagnostic pour une population gay'

par Mélanie Perez

Projet de thèse en Staps

Sous la direction de Sylvain Ferez et de Anne Marcellini.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; 2015-....) , en partenariat avec SANTESIH - Santé et Education, Situation de Handicap (laboratoire) depuis le 01-09-2012 .


  • Résumé

    Depuis l'arrivée des trithérapies en 1996, l'infection à VIH est passée du statut de maladie mortelle à celui de maladie chronique. Une grande majorité des personnes diagnostiquées séropositives au VIH est désormais soumise à un modèle de gestion technique et biomédical de son état sanitaire, au cours de trajectoires de soins et de prise en charge. Il s'agit d'une étude sociologique du vécu et de l'expérience du VIH, auprès d'une population gay (population « cible » des stratégies de prévention du VIH). A travers des entretiens de type récits de vie auprès de personnes récemment diagnostiquées séropositives au VIH, l'objectif est de susciter du discours sur le rapport au corps, et notamment sur le rapport à la contamination. Les entretiens ne sont pas sur un rapport global au corps mais sur des usages, des techniques du corps (notamment les pratiques d'hygiènes et de soins). En répondant à la question « que font les personnes ? », il s'agit en effet d'étudier les usages, les pratiques, corporelles ou non, et les changements intervenus (ou non) dans leur vie quotidienne, notamment au sein des rapports intimes (pratiques d'hygiène et de soin), affectifs, sexuels mais également durant les activités physiques, de sport et/ou de loisirs. Au travers d'une série d'entretiens qualitatifs (et d'une étude longitudinale auprès de huit personnes gays séropositives au VIH), l'analyse des discours permettra de comprendre les modes de construction du rapport à la contamination, mises en tension entre d'un côté, des dispositifs médicaux qui visent à l'incorporation d'une gestion bio-rationnelle de l'infection (au travers des trajectoires thérapeutiques de contrôle des corps), et de l'autre, une dimension culturelle du corps (et du corps contaminant) qui impactent le vécu et l'expérience de l'infection.

  • Titre traduit

    'Management of the infected body of recently diagnosed gay men living with HIV'


  • Résumé

    Ultimately, the challenge of the study is, to produce knowledge about peoples'experiencesthatwill allowsto adjustcare methods and follow-up according to their needs, by better taking intoaccount social and cultural realities of the different infection/co-infection experiences(without giving way to the homogeneous vision of the “chronic infectious disease” category). The objective of the project is to understand social participation or exclusion processesof people living with HIV/AIDS, HBV, HCV or co-infected persons. This involves both measuring and comparing the involvement in physical and sports activities (as indicator of social participation) of mono-infected and co-infected people. It involves evenso the identification of specific obstacles they may face in trying to access to those practices. A particular attention will be paid to relation between people living with a (or several) “chronic infectious disease(s)” and acontagiousbody and how theymanage the information about their infection(s). In fact, unlike people living with other types of chronic diseases, people living with HIV/AIDS, HBV and/or HCV have to manage aspects related to the risk of contamination, and the fears or rejections it may raise. What types of relationwith the body does it induce? How do the people manage in their daily lives the ideathey might spread the virus which they carry?