Langue et littérature portugaise comme patrimoine culturel.

par José DA COSTA ESTEVES

Projet de thèse en Langues, Littératures et civilisations romanes : Portugais

Sous la direction de Idelette Muzart Fonseca dos Santos.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) depuis le 01-10-2015 .


  • Résumé

    Suivant la procédure de thèse de doctorat sur travaux approuvé à l’Université Paris Ouest Nanterre, le mémoire de thèse est composé de deux parties : - une première partie spécifiquement rédigée, présentant de façon unifiée l’ensemble des travaux en les situant par rapport à l’état des connaissances ; - une seconde partie constituée des travaux les plus marquants, en cohérence avec la première partie. Nous commencerons par poser les jalons du mémoire dans l’introduction en déterminant les objectifs, la problématique et la méthodologie. Langue et la littérature portugaise sont ici envisagées comme patrimoine culturel, C’est-à-dire que langue et œuvres littéraires n’excluent pas ici d’autres dimensions artistiques qui peuvent créer une pensée dynamique sur l’héritage, la mémoire, de façon à sauvegarder un legs culturel tout en trouvant des passerelles et des transferts avec la société et la création contemporaines. Le texte s’organise donc s'organise autour de trois axes. 1. Langue portugaise : didactique, enseignement et politiques linguistiques. Dans ce chapitre la langue est envisagée dans ses dimensions de communication et de signification, avec la conscience que la langue est une maison qui "s'habite", ouverte à l'altérité qui implique d’accéder à différentes façons de concevoir l'espace, le temps, les relations humaines, les structures symboliques, l'imaginaire. Le texte littéraire et son rôle fondateur y occupent une place centrale dans la perspective de l'apprentissage de la langue et des cultures lusophones, ainsi qu'une réflexion sur les méthodes d'enseignement, leur efficacité, de façon à rendre visible la parole en quête du respect universel. Une réflexion sur les politiques linguistiques pour le Portugais langue étrangère et quelques suggestions pour sa mise en place complètent le chapitre en mettant en évidence les liens intrinsèques entre langue, société et pouvoir. 2. Culture portugaise : textes et contexte Il s’agit d’étudier les textes littéraires dans leur spécificité et, en même temps, de les considérer sous l’angle de leurs rapports productifs avec l’histoire, l’histoire culturelle et des mentalités, les mythes, les arts, et de façon générale le patrimoine. Cette mise en relation d’éléments de nature différente aide à comprendre les textes, les motifs et les discours, dans le sens où Tynianov considérait la « série littéraire » et ses rapports avec la langue et les « séries » plus proches, mais aussi avec les plus éloignées, comme la série politique et la série sociale (concept de transtextualité). Ce chapitre pose à sa façon, dans le contexte portugais, les questions de poétique et de protocoles de lecture entre auteur et lecteur. 3 .Littérature portugaise contemporaine: voix de femmes. Ce chapitre est consacré à des voix de femmes écrivaines contemporaines de langue portugaise et étudie, parmi d’autres aspects, leurs rapports avec le système littéraire et sociétal, la tendance pour les formes brèves et les écrits de l’intime, la temporalité et l’inscription du sujet dans le monde. L’univers de l’émigration, vu par des voix de femmes relevant de la culture populaire ou ‘savante’, soit par le versant ‘vies/écriture’ à partir de récits, soit par l’étude de recueils de poésie. Ce chapitre est en soi une synthèse des principaux objectifs de ces recherches : étudier et valoriser le patrimoine portugais (voire lusophone) que ce soit par la langue, la culture ou essentiellement les productions littéraires, en donnant la parole aux « oubliées ». Les voix des femmes sont celles qui, particulièrement, ont subi les lois du silence et de l'oubli, malgré la qualité plus au moins reconnue au moment de la parution de leurs œuvres. Elles sont souvent à la marge comme si elles n’avaient pas existé, comme si leur production n'avait pas été significative parce qu’exclues des mouvements littéraires qui ont été caractérisés sans les inclure. Cependant leurs voix ont contribué à la libération de la femme. Leur originalité, se trouve dans la façon dont chacune l'a travaillé, créant des ponts et des dialogues, faisant écho à un chœur polyphonique réfractaire aux courants dominants. Ces œuvres de femmes deviennent des événements vivants et donc fortement liés à la vie, à des visions du monde qui donnent à voir et à penser, qui permettent de dévoiler des aspects de l’être humain et de la conscience, devenues ainsi matière citoyenne et éthique. Une conclusion et une bibliographie complètent cette première partie. Les trois chapitres sont illustrés respectivement par cinq articles (deuxième partie).


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