Le roman, le cinéma et la télévision dans Les Soprano : la série télévidée entre art et industrie

par Aymen Gharbi

Projet de thèse en Sciences de l'information et de la communication


Sous la direction de David Buxton.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) , en partenariat avec Histoire des arts et des représentations (Nanterre) (laboratoire) depuis le 01-12-2015 .


  • Résumé

    Les prétentions esthétiques de la série télévisée Les Soprano nous ont convaincu qu’elle s’inscrit dans une période significative de l’histoire des médias : la migration du cinéma et la de littérature vers la sérialité télévisée, avec tout ce que cela implique de transformations sociale, esthétiques et économiques fondamentales. Nous mettrons cette période en parallèle avec celle du cinéma du vingtième siècle et du roman du dix-neuvième siècle, afin de montrer que l’œuvre est habitée, de manière aussi bien volontaire qu’involontaire, par certaines contradictions multidimensionnelles inhérentes aux mutations de l’industrie culturelle. Ces contradictions impliquent la contamination pathologique du récit par l’interruption et la répétition, connotant une passivité fondamentale de l’Homme moderne.

  • Titre traduit

    The novel, film and television in The Sopranos : the television series between art and industry


  • Résumé

    The aesthetic pretensions of the television series The Sopranos have convinced us that it is part of a significant period in the history of the media: the migration of cinema and literature towards televised seriality with all that this implies of social, aesthetic and economic transformations. We will put this period in parallel with that of the twentieth century cinema and the nineteenth century novel to show that the work is inhabited, both voluntarily and involuntarily, by certain multidimensional contradictions inherent in the mutations cultural industry. These contradictions imply the pathological contamination of the story by interruption and repetition, which connotes a fundamental passivity of modern man.