Monnaie centrale, accumulation du capital et partage du risque

par Ahmed Stitou

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Sébastien Lotz.


  • Résumé

    De nos jours, le processus de création et d'injection de monnaie, dans le système économique, est basé sur la dette. La banque centrale crée de la monnaie fiduciaire contre des bons de trésor principalement, tandis que les banques commerciales créent de la monnaie secondaire via les crédits bancaires au sein d'un système de réserves fractionnaires. Un vrai problème se pose quand l'économie requiert une politique monétaire expansionniste pour sortir d'une récession et que le niveau de la dette est déjà trop élevé. Après la grande crise de 2008, les banques centrales ont procédé à une injection monétaire massive; en achetant des titres de dette détenus par les banques commerciales, selon plusieurs vagues de Quantitatif Easing. Cette politique a démontré sa capacité à sauver des banques mais pas forcément à relancer la croissance, du moment que la nouvelle monnaie émise n'est pas dirigée vers la création de richesse dans l'économie réelle. L'objectif de mon projet de thèse est d'étudier un système monétaire alternatif où la création de monnaie est basée, d'un côté; sur l'investissement direct dans l'économie réelle et non sur la dette, et d'un autre côté, sur le partage des risques et des profits entre le financier et l'entrepreneur. L'approche théorique adhère à la micro-fondation de la macroéconomique et utilise un modèle de "search" monétaire pour analyser les effets des politiques monétaires et fiscales sur les indicateurs macro-économiques.


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