The school boundaries of the national community: institutional xenophobia, site effects, and counter-hegemonic education in high schools of low-income areas of Johannesburg

par Jeanne Bouyat

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Richard Banégas et de Claire Bénit-Gbaffou.

Thèses en préparation à Paris, Institut d'études politiques , dans le cadre de École doctorale de Sciences Po (Paris) depuis le 01-10-2015 .

  • Titre traduit

    Les frontières scolaires de la communauté nationale : xénophobie institutionnelle, effets de lieu, et éducation contre-hégémonique dans les établissements secondaires de quartiers populaires à Johannesburg


  • Résumé

    La these explore comment la montée de la xénophobie en Afrique du Sud postapartheid affecte l’école et comment se négocie l’appartenance nationale chez le personnel d’établissement et les élèves, via une étude comparée entre des établissements secondaires situés dans des quartiers populaires à Johannesburg (Soweto, Alexandra, Denver, Yeoville). Elle montre que l’école n’est pas seulement perméable à la xénophobie, mais que celle-ci est aussi produite par l’institution scolaire, en empêchant la scolarité des élèves immigrés, et en reléguant les enseignants immigrés à des postes précaires. Elle révèle comment la capacité du personnel à répondre à la xénophobie est réduite par la marginalisation officielle de l’éducation anti-xénophobie et la complexité du quotidien de ces établissements. Néanmoins, la thèse montre comment des effets de lieu médient la xénophobie et l’anti-xénophobie à l’école, et comment une éducation contre-hégémonique anti-xénophobie peut émerger à partir d’une recherche-action avec des enseignants et artistes à Soweto. Au-delà de l’école, elle ouvre une réflexion sur l’évolution de la citoyenneté et de l’appartenance à la nation en Afrique du Sud. Elle s’appuie sur: - Un terrain dans sept écoles basé sur des entretiens avec le personnel et les élèves, l’administration de questionnaires, et l’enquête ethnographique et de recherche-action dans une école. - Une enquête dans les administrations des Ministères de l’Education et des Affaires Intérieures basée sur des entretiens avec les fonctionnaires, et une analyse d’instruments et de lois. - Une enquête auprès d’avocats et militants associatifs autour de mobilisations pour l’accès à l’école des immigrés.


  • Résumé

    The thesis explores how the rise of xenophobia in post-apartheid South Africa affects the education system and the school staff’s and learners’ sense of national belonging through a comparative study of high schools located in low-income areas of Johannesburg (Yeoville, Soweto, Alexandra, Denver). It shows that xenophobia not only permeates schools from outside, but is also produced by the schooling institution, in systematically denying access to school to immigrant learners and relegating immigrant teachers to precarious employment positions. It also highlights how the capacity of the school staff to respond pedagogically to xenophobia is limited by the official marginalisation of anti-xenophobia education and the complicated context associated with the everyday running of low-income schools. It nonetheless discusses how xenophobia and anti-xenophobia at school are mediated by site effects and documents how counter-hegemonic anti-xenophobia education may emerge through reflecting on action-research collaborations with teachers and artists in Soweto. Beyond the school arena, the thesis offers a reflection upon the critical evolution of nationhood and citizenship in South Africa. It relies on: - A comparative research in seven schools through interviewing school staff and learners, administrating questionnaires, a coteaching and ethnographic fieldwork in one Sowetan school. - Interviews with officials in the administrations of the Departments of Basic Education and of Home Affairs; and the analysis of policy instruments and legislative texts. - Interviews with lawyers and observations of mobilisations by migrant organisations around immigrant learners’ access to school.