La relation entre les troubles cognitifs d’enfants de la période de latence et un contexte familial perturbé.

par Elisabeth Chauvin

Projet de thèse en Doctorat psychologie

Sous la direction de Christian Réveillère.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Tours) depuis le 25-11-2015 .


  • Résumé

    Dans ma pratique de psychologue de l’éducation nationale je rencontre beaucoup d’enfants, majoritairement issus d’un milieu social et familial en difficulté, en situation d’échec dans les apprentissages. Pour beaucoup d’entre eux, les enseignants disent qu’« ils ne sont pas là », qu’ils ne veulent pas apprendre, qu’ils ne sont pas intéressés, qu’ils se mettent en marge du savoir. Sur le plan du comportement, ce sont des enfants qui n’ont pas intégré les rituels d’interaction qui leur permettrait de prendre leur place dans un groupe, ils ne savent pas jouer. Ils sont prisonniers de leurs émotions qu’ils ne peuvent pas contrôler. Ils analysent mal les problèmes de la vie quotidienne. Beaucoup sont dans l’explosion physique et l’agression, ils ne respectent pas les règles de vie de la classe et se montrent souvent opposants à l’adulte. D’autres sont beaucoup moins bruyants, ils apparaissent passifs, en retrait et se font presque oublier de leur enseignant. Lorsque je fais passer un examen psychométrique avec le WISC IV, je constate régulièrement un profil intellectuel qui se situe sur un registre limite (70-80). Il met en avant un langage qui n’est pas maîtrisé, une pauvreté des connaissances acquises, des difficultés à faire les liens qui permettent le raisonnement, des repères temporels qui ne sont pas posés. L’entretien avec les parents (ou l’un des parents) donne souvent à voir une désorganisation sociale et familiale, un désengagement éducatif, une négligence affective. Le but de la recherche sera de vérifier en quoi un contexte familial instable, marqué par des négligences affectives et éducatives, pourrait empêcher la mise en place des contenants de pensée et être un facteur déterminant de l’altération des processus cognitifs chez cette population d’enfants qui ne rentrent pas dans les apprentissages.


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