L'évaluation comptable et financière de la capacité à entreprendre : enjeux et modalités de sa mise en évidence

par Jean-claude Lopez

Projet de thèse en Sciences de Gestion - SHS

Sous la direction de Ababacar M'bengue.

Thèses en préparation à Reims , dans le cadre de Ecole Doctorale Sciences de l'Homme et de la Société , en partenariat avec (REGARDs) - Economie-Gestion, Agro-ressources, Développement durable, Santé (laboratoire) depuis le 05-01-2016 .


  • Résumé

    PROPOSITION D'UN MODÈLE D'EVALUATION COMPTABLE ET FINANCIÈRE DE LA CAPACITÉ A ENTREPRENDRE Faire la différence entre manager, actionnaire, entrepreneur, décideur est difficile. Selon Fillion (1991) : « Un entrepreneur est une personne qui imagine, développe et réalise ses visions ». Lagarde (2006) complète cette définition en précisant le rôle de l'entrepreneur qui est celui qui est « capable de percevoir et de mettre à profit les opportunités existantes et non encore exploitées. Il transforme les déséquilibres à son profit ». Au fur et à mesure que l'entreprise se développe et génère des bénéfices, sa valeur intrinsèque augmente. Or, une partie de cette création de richesses est liée à l'activité même de l'entrepreneur et n'est jamais valorisée comptablement sauf au moment de la cession de l'entreprise ou de son fonds de commerce. Or, le fonds de commerce créé n'apparaît pas dans les comptes de l'entreprise « vendeuse » mais par contre, ce fonds de commerce figurera à l'actif du bilan de l'entreprise « acheteuse ». Il y a bien paradoxe : le fonds de commerce existe subitement, est reconnu et valorisé ; la création de richesses par l'entrepreneur également mais la comptabilité reste intangible sur ce point. Le principe de prudence n'est pas étranger à cela. Pour les normalisateurs comptables, tant que l'entreprise n'est pas vendue, nous n'avons aucune certitude sur cette valeur. La logique de flux financiers prédomine. Cependant, pour les parties prenantes (créanciers, prêteurs, investisseurs, …), cette dichotomie pose problème car elle ne leur permet pas d'apprécier la vraie valeur de l'entreprise. A cela, nous pouvons ajouter que cette valeur est directement liée à des capacités qu'auraient l'entrepreneur à développer son entreprise. Par conséquent, il est nécessaire de s'interroger sur cette possibilité de traduire dans les comptes des entreprises cette capacité à entreprendre de l'entrepreneur. Or, se pose inévitablement le problème de son évaluation. Ce sera l'objectif de cette recherche

  • Titre traduit

    Accounting and financial assessment of the entrepreneurial capacity: Issues and modalities for its demonstration


  • Résumé

    PROPOSAL OF A MODEL ASSESSMENT ACCOUNTING AND FINANCIAL ENTREPRENEURIAL CAPACITY Making a difference between manager, shareholder, businessman, entrepreneur, and decision- maker is difficult. According to Fillion (1991): "An Entrepreneur is a person who designs, develops and realizes his visions." Lagarde (2006) completes this definition by specifying the role of the entrepreneur that is to say that it is the one that is "able to perceive and to put the existing opportunities and not yet exploited to good use. He transforms the imbalances in its favor. Gradually, as the business expands and generates profits, its intrinsic value increases. But some of that wealth creation is linked to the entrepreneur‘s activity itself and is never valued in an accounting way except when the company or its stock in trade is sold. However, the created stock in trade does not appear in the company's accounts "selling" but beside this, the stock in trade will appear in the assets of the company's balance sheet "buyer". There is a paradox, the stock in trade suddenly exists, is recognized and valued; the wealth created by the entrepreneur but also the accounting remains untouchable on this point. The precautionary principle is not unfamiliar to this. For accounting former students, as long as the company is not sold, we have no certainty about this value. The logic of financial flows predominates. However, for the stakeholders (creditors, lenders, investors ...), this dichotomy is problematic because it does not allow them to assess the true value of the company. To this we can add that this value is directly related to the capacities of the entrepreneur to develop its business. Therefore, it is necessary to question ourselves on the possibility of expressing into the company accounts the entrepreneurial's capacity to undertake. But inevitably raises the issue of his evaluation. This will be the objective of this research Keywords: ability to undertake, accounting valuation, model