Patrimoine culturel immatériel et invention de la tradition : les Fêtes de l’Ours en Vallespir sous les effets du classement au PCI par l’Unesco

par Léonie Stenger

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Jean-Louis Olive.

Thèses en préparation à Perpignan , dans le cadre de École Doctorale INTER-MED (Perpignan) depuis le 27-11-2015 .


  • Résumé

    Le patrimoine culturel immatériel (PCI) est une catégorie construite par l’Unesco en 2003. Il s’agit d’un acte de classement qui se fonde a priori sur les pratiques culturelles vivantes, mais il a aussi pour effet d’impacter fortement les communautés où il est mis en œuvre, d’en modifier l’environnement social et culturel. Processus institutionnel de préservation et de valorisation d’un territoire, d’une tradition locale et d’un héritage commun, censés refléter une culture et une identité perçues comme homogènes et stables, voire autrefois un folklore, il a aussi pour effet de perturber les rôles traditionnels des acteurs, et de déplacer les enjeux, du local au global. Le passage de « l’invisible au visible », « du local au national » (Bortolotto 2011), voire même mondial ne se fait pas sans conséquences. Censé conserver et sauvegarder, il induit aussi le changement et construit de nouvelles perspectives, des clivages internes entre groupes d’acteurs et d’intérêts, et des politiques d’attractivité touristique et d’invention de la tradition. Nous voyons émerger cette problématique complexe et cette oscillation à l’occasion du classement des fêtes de l’Ours dans le Vallespir, dès lors qu’elles sont soumises au processus de patrimonialisation et au dévoilement. C’est à la fois dans la singularité de chacune des trois fêtes de l’Ours et dans leur réunification récente ou leur recalibrage territorial que nous chercherons des éléments de réponse dans ce travail de thèse.


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