Rock art and Landscape : an empirical Analysis in the content, context and distribution of the rock art sites in Omandumba East and West, Erongo Region-Namibia

par Alma Mekondjo Nankela

Thèse de doctorat en Archéologie, Ethnologie, Préhistoire

Sous la direction de David Pleurdeau, Luiz Oosterbeek et de François Sémah.

Thèses en préparation à Paris, Muséum national d'histoire naturelle en cotutelle avec Rovira i Virgiili Espagne , dans le cadre de École doctorale Sciences de la nature et de l'Homme. Évolution et écologie (Paris) depuis le 16-02-2015 .

  • Titre traduit

    Art rupestre et paysages : une analyse empirique du contenu, du contexte et de la distribution des sites d'art rupestre à Omandumba Est et Ouest, région d'Erongo-Namibie


  • Résumé

    Les travaux de recherche sur l’art pariétal namibien, menés avant l’indépendance et depuis lors, se sont focalisés sur trois ensembles de massifs de Namibie Centrale : le Brandberg, les massifs du Spitzkoppe et le site du patrimoine mondial de Twyfelfontein. Ces trois massifs sont riches des plus fortes concentrations d’art pariétal préhistorique enregistrées en Namibie. Mais une autre région cruciale pour l’art pariétal de la Namibie Centrale a souvent été oubliée, n’ayant que trop peu été étudiée : les massifs de l’Erongo. L’étude de l’art pariétal présent sur les fermes d’Omandumba, situées dans les massifs de l’Erongo, vise à comparer sa distribution spatiale, avec celle des ensembles plus connus que sont le Brandberg, le Spitzkoppe et Twyfelfontein, permettant ainsi une meilleure compréhension du corpus de l’art pariétal de la Namibie Centrale. La thèse envisage une approche contextuelle de l’étude de la relation liant l’art pariétal à son environnement, son paysage. Distribution spatiale, public potentiel, accessibilité, élévation, proximité de point d’eau et de gibiers, aspect, orientation, emplacement et visibilité des sites d’art pariétal au sein des paysages dont ils font partis sont autant de variables considérées dans cette approche du paysage afin d’établir les fonctions potentielles des différents sites d’art pariétal considérés. Cette étude se situe au coeur d’un réseau interdisciplinaire faisant dialoguer et interagir données archéologiques, bioarchéologiques, ethnographiques, ethno-historiques, géologiques, géographiques, paléoenvironementales, et zooarchéologiques. Intégrées aux SIG, ces données ont apporté de nouvelles informations sur la distribution spatiale. Cette thèse étudie également les variables morphologiques des peintures et des gravures, ainsi que leur état de préservation. En plus des variables spatiales, la thèse a en outre étudié les aspects morphologiques des peintures et des gravures, et déterminé l'ensemble de leur état de préservation. La thèse tente également d’établir les sources et l'origine géographique des matières premières utilisées dans la production de peintures. Ces ont été extraites de trois contextes à savoir: séquences archéologiques, géologiques et par le biais d'analyses in situ des pigments de peinture des sites. L'ordre chronologique des séquences de figures peintes a également été établi. Les données contextuelles utilisées dans cette étude ont été collectées au cours de campagnes de prospections et de documentations systématiques en 2014/16 des sites d’art pariétal situés dans les fermes d’Omandumba Est et Ouest, massif de l’Erongo, Namibie. L’étude repose sur une soixantaine de sites de peintures contenant 70 panneaux, ainsi qu’un site de gravures regroupant 50 panneaux ornés.


  • Résumé

    Much of the research into rock art in Namibia has focused on the Brandberg, Spitzkoppe and Twyfefontein mountains. These are national and World Heritage sites in central Namibia where the largest densities of prehistoric rock art sites have been recorded. Very little attention has been given to another key rock art area in central Namibia - the Erongo Mountains. The central objective of this study is to establish whether the spatial distribution of rock art in Omandumba in the Erongo Mountains has a density comparable to those other well-researched sites. It is hoped that this research will add values to the existing body of knowledge about rock art in Central Namibia. To achieve this, this study adopted a contextual approach to the study of rock art in relation to its landscape. The landscape approach considers a number of variables, namely, its spatial distribution, the possible target audience, accessibility, elevation, proximity to water sources and animal trails, aspect/orientation, the placement and visibility of rock art sites in the landscape. For our purposes, an interdisciplinary framework was adopted: data obtained from archaeology, bioarchaeology, ethnography, ethno-history, geology, geography, paleoenvironment, GIS and zooarchaeology have been applied to investigate the rock art sites in relation to their contexts, this to better understand their spatial distribution. In addition to the spatial variables, the study further studied the morphological aspects of both paintings and engravings, and determined their overall state of preservation. The study has also established the sources and geographical origin of the raw materials used in the production of rock paintings. These were extracted from three contexts namely: archaeological sequences, geological and by means of in situ analyses of pigments from suitable rock painting sites. The chronological sequences of painted figures were also established. The contextual data for this study were collected through a systematic surveys and documentation of rock art that was carried out in field campaigns of 2014 and 2016 in Omandumba East and West farms in the Erongo Mountains, Namibia. In total, 60 rock painting sites containing 70 rock painted panels were recorded. In addition, a rock-engraving site containing 50 engraved panels was also recorded.