Le malaise dans la civilisation à la lumière du cas de Genesis P-Orridge

par Justine le Fourn

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de David F. Allen et de Regnier Pirard.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-10-2015 .


  • Résumé

    Ce travail de recherche s’attachera à étudier l’œuvre tout à fait singulière et le cas de Genesis P-Orridge et interrogera la manière dont cette création, et les thématiques qui y sont abordées, font échos à notre système moderne. Musicien, plasticien, écrivain, poète, orateur, et fondateur d’une organisation « occulte », il fait récemment parler de lui avec sa performance corporelle de « Pandrogynie » : il advient comme « Homme-Femme » en en passant par la chirurgie esthétique. Ce projet final d’indifférenciation sexuelle résulte d’un long parcours artistique et d’une élaboration délirante remarquable : il incite les Hommes à choisir comme lui la bi-sexuation afin d’être libre et pleinement heureux. Ce thème de recherche s’accompagnera d’une interrogation clinique et théorique à partir des théories psychanalytiques lacaniennes sur les suppléances dans la psychose, l’évolution du délire, le corps comme lieu d’inscription du malaise dans la civilisation et la notion d’identité sexuelle. Nos observations peuvent s'articuler dans les problématiques suivantes : « A quoi le délire de filiation de Genesis P-Orridge vient-il répondre ? Comment le détour qu'il effectue par l'art lui permet de trouver un point d'insertion au monde qui l'assure un peu plus de son identité ? En quoi l'œuvre de P-Orridge peut-elle être un reflet de notre modernité ? » Nous pensons qu’étudier le cas de cet artiste contemporain est pertinent dans la mesure où il développe de nombreuses thématiques qui sont au centre de nos recherches en psychopathologie : la notion d’identité et d’identification, les théories du genre opposées aux théories de la sexuation, l’émergence de sectes et de figures se proposant comme lieu de la garantie et du savoir, la question du fantasme de complétude et l’idée de la « pleine jouissance » que ne se privent pas de véhiculer les discours du capitaliste et de la science.


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