RETORNADOS ET INTÉGRATION AU PORTUGAL (c.1975-c.1990), ANALYSE COMPARÉE AVEC LE CAS DES RAPATRIÉS FRANÇAIS D’ALGÉRIE

par Morgane Delaunay

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Vincent Joly.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-10-2015 .


  • Résumé

    Le 25 avril 1974, la Révolution des Œillets mit fin au régime dictatorial de Salazar, en place au Portugal depuis 1926. Le rapide processus de démocratisation du pays amorça immédiatement la décolonisation des territoires sous domination portugaise, en particulier le Mozambique et l'Angola. L'annonce de la décolonisation et la détérioration de la situation générale dans les anciennes colonies entraînèrent le départ massif des populations blanches résidant sur ces territoires. Ce phénomène migratoire concerna près de 500 000 individus, représentant environ 5 % de la population que comptait alors la métropole. A leur arrivée au Portugal, ces derniers furent appelés retornados. Le présent travail de recherche a pour but d'étudier le processus d'intégration de cette population au sein d’un Portugal en pleine mutation, et de mesurer les impacts de l’arrivée de ces migrants nationaux sur la société portugaise. Ce travail de recherche permettra de mettre en évidence les facteurs-clés de réussite, ou de non-réussite, de l’intégration des rapatriés. Un intérêt sera porté à ce titre sur les conditions d’accueil, ainsi que sur la réaction de la population métropolitaine face à l’arrivée de ces Portugais d’Afrique. Enfin, la question de la mémoire du rapatriement, et de sa transmission, sera également abordée. L’analyse sera conduite dans une approche transnationale par une méthodologie comparative avec le rapatriement d’Algérie des pieds-noirs français à partir de 1962, et ce dans le but de mettre en évidence les différences et convergences de ces deux États, tous deux confrontés, à dix ans d’écart, à ces processus de rapatriement suite à la décolonisation de leurs anciens empires, faisant d’eux des sociétés postcoloniales.


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