Les enjeux des lieux de mémoire liés à l’esclavage : entre spatialité et mémoire.

par Rossila Goussanou

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Emmanuelle Cherel et de Elisabeth Pasquier.

Thèses en préparation à Nantes , dans le cadre de STT - Sociétés, Temps, Territoires (Nantes) depuis le 07-12-2015 .


  • Résumé

    C’est à la fin des années 90 et dans les années 2000 qu’apparaissent les premières revendications mémorielles et des travaux historiques plus poussés sur la traite des Noirs et leur mise en esclavage, amenant la construction de premiers mémoriaux conséquents. L’objet principal de cette recherche est de comprendre de quelles manières les mémoriaux consacrés à l’esclavage et à son abolition permettent-ils une nouvelle représentation de l’histoire (l'esclavage et son abolition) autour de la construction d'une mémoire commune ? Le but de cette étude est de comprendre comment fonctionnent ces lieux spécifiques de mémoire. La définition de la mémoire, sa relation à l'histoire et les récits historiques varient d’un espace géographique à l’autre mais également selon les cultures. C’est donc par le biais d’une enquête comparative visant à analyser les contextes, les enjeux et les formes de trois mémoriaux, sur les trois continents ayant participé à la traite que le travail sera mené : le Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes (2012), le site de Ouidah au Bénin avec la présence de la Porte de Non-Retour (1994), et la ville de New-York avec l’Arche du retour (2015). La question de la réception et de la visite sera particulièrement approfondie. Cela permettra de mieux appréhender les impacts et les effets produits sur les visiteurs, et de comprendre le fonctionnement et processus psychique déclenchés. Il s’agit d’un travail novateur et expérimental lié au domaine de l’architecture et de la sociologie et proposant une nouvelle approche et une mise en relation des différents sites consacrés à cette histoire.


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