Le graphisme politique comme pratique d’art populaire. Création des images graphiques dans le cadre de Mai 68 en France : modalités et rayonnements

par Gil Daniel

Projet de thèse en Esthétique

Sous la direction de Leszek Brogowski.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) depuis le 01-09-2015 .


  • Résumé

    Les événements du printemps 1968, ont été un moment où les structures habituelles de la production ont été bouleversées. C’est ainsi que des étudiants, des ouvriers de l’industrie automobile, des peintres, des cheminots, des imprimeurs, des architectes etc. se sont mis à produire une quantité considérable d’images graphiques sur des supports variés (affiches, tracts, journaux). Leurs réalisations graphiques et leurs pratiques se sont alors durablement installées dans l’imaginaire et dans les mémoires des mouvements progressistes et révolutionnaires postérieurs. Comprendre les enjeux de la création pour ces personnes, leurs postures et leur organisation d’une part, et comprendre les raisons de la perpétuation de ces formes et de ces pratiques d’autre part, permettra non seulement de mieux connaître le poids de Mai 68 dans l’imaginaire militant, mais amènera également à saisir plus en détail les mécanismes d’appropriation des images et d’identification des militants avec les luttes qui les ont précédés. Par ailleurs, la réalisation des images accompagnant le mouvement social n’étant pas l’apanage de professionnels, cette étude pourra aider à comprendre davantage ce qui pousse des individus non familiarisés avec la création artistique à réaliser des images graphiques, ainsi que le rôle des artistes professionnels dans cette démarche. Enfin, s’intéresser aux pratiques inspirées de celles du printemps 1968, amènera à prendre la mesure de l’évolution des techniques, des usages et éventuellement des postures chez ceux qui revendiquent une filiation avec les créateurs-militants de la fin des années 1960.


  • Pas de résumé disponible.