La femme dans le procès romain

par Federica Miranda

Projet de thèse en Histoire du droit

Sous la direction de Emmanuelle Chevreau.

Thèses en préparation à Paris 2 , dans le cadre de École doctorale histoire du droit, philosophie du droit et sociologie du droit (Paris) depuis le 05-12-2015 .


  • Résumé

    Le rôle de la femme dans le procès peut être rapporté essentiellement à trois domaines : l'assignation en justice, l'assistance et le témoignage. Les sources attestent que les crimes féminins les plus répandus sont l'empoisonnement, l'adultère ou le stuprum et la maiestas. Il y 'avait plusieurs modalités de répression des conduites punissbles. En effet, on ne procédait pas exclusivement selon le modèle procédural du moment historique déterminé car d'autres formes répressives étaient aussi prévues, comme le tribunal domestique ou le tribunal du pontifex maximus dan sles jugments contre les vestales. La femme n'était pas exclusivement défenderesse, mais elle pouvait aussi accomplir les fonctions d'avocat. Toutefois, l'étude du rôle féminin dans le procès démontre aussi l'existence d'un cadre anthropologique-social qui voulait exclure la femme de ce que l'on appelle les officia virilia qui sont définis par Ulpien dans le live I ad Sabinum (D. 50.17.2 pr.-1) comme les fonctions publiques et civiles, la magistrature et la profession d'avocat. Les auteurs anciens apprécient les comportements de femmes qui ont plaidé des causes prose aut pro aliis avec indignition et au même temps avec admiration. On peut citer les exemples de Mesia, d'Hortensia et d'Afrania. Dans ce cas, trois types de problèmes se présentaient : la légitimation , puisque le témoignage féminin n'était pas toujours admis ; l'importance différente du témoignage qui variait selon la position sociale de la femme ; en dernier lieu, les limitations qui découlaient de la "condition féminini" comme l'impossiblité d'être touchées même afin d'être conduites devant le tribunal.


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