De la tierce expertise à l'espace tiers de l'expertise - Le cas de la gestion des anciennes mines d'uranium en France.

par Patrick Chardon

Projet de thèse en Sciences de gestion

Sous la direction de Benedicte Geffroy et de Sophie Bretesche.

Thèses en préparation à Nantes , dans le cadre de Ecole doctorale Droit, Economie-Gestion, Sociétés, Territoires (Nantes) depuis le 02-11-2015 .


  • Résumé

    En France, un important travail d’expertise, conduit conjointement entre l’exploitant et l’administration, a été réalisé pour définir les modalités de gestion post exploitation des anciennes mines d’uranium. L’intervention de l’expert se faisait sur un mode « d’expert médiateur » détenteur d’un savoir permettant d’accéder à une impartialité éclairée au bénéfice de tous. Cependant, les nombreux scandales sanitaires et environnementaux des années 80 et 90 (Tchernobyl, sang contaminé, …) ont suscité d’immenses polémiques sur leur gestion par les organismes institutionnels détenteurs de cette expertise « officielle ». Les associations ont alors investi le savoir académique et certaines se sont dotées de moyens propres de mesure. Dans ce contexte, au début des années 90, les modalités de réaménagement et de gestion post-exploitation des mines d’uranium vont progressivement être radicalement remises en cause. Des analyses divergentes sur les conditions et les options retenues sont apparues montrant la nécessité de prendre en compte d'autres intérêts et enjeux que ceux définis par les « experts historiques » instaurant un rapport de force tant médiatique que judiciaire. Dans ce cadre, quelles sont les conditions et modalités qui pourraient permettre d’accéder à un espace neutre dans lequel l’expertise pourrait être co-construite prenant en compte les enjeux pertinents et permettant de définir les modalités de cette gestion indispensable à ces sites pour le long terme ?


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