Analyse moleculaire de la traduction mitochondriale chez les plantes

par Chuande Wang

Projet de thèse en Sciences agronomiques

Sous la direction de Hakim Mireau.

Thèses en préparation à Paris Saclay , dans le cadre de Sciences du Végétal : du gène à l'écosystème , en partenariat avec IJPB Institut Jean-Pierre Bourgin (laboratoire) , Pôle RG: Reproduction et Graines (equipe de recherche) et de Université Paris-Sud (établissement de préparation de la thèse) depuis le 22-10-2014 .


  • Résumé

    Nous avons récemment identifié que la plupart des protéines ribosomiques de plantes se regroupent dans des mini-familles comportant entre 5 et 10 membres. Mon projet de thèse a pour objectif de caractériser la fonction de protéines de type ribosomique appartenant à ces familles, notamment celles adressées aux mitochondries végétales. Pour cela, j'ai débuté l'analyse de divers mutants d'Arabidopsis thaliana et ai observé que certains d'entre eux présentaient des retards de croissance plus ou moins importants. Ces mutants seront étudiés en analysant l'activité de leur chaine respiratoire et en analysant l'accumulation ainsi que le niveau de traduction de leurs protéines mitochondriales. De manière inattendue, j'ai pu jusqu'ici montrer que la protéine d'Arabidopsis RPL-1 était essentielle à l'épissage d'un intron mitochondrial. Cela prouve que des protéines de type ribosomique peuvent devenir des facteurs d'épissage, bien que je ne sache pas encore si la protéine RPL-1 a conservé ou bien perdu son rôle dans la traduction mitochondriale. Mon travail de thèse permettra de mieux comprendre le fonctionnement de l'appareil traductionnel mitochondrial et l'évolution des gènes de protéines ribosomiques chez les plantes.

  • Titre traduit

    Molecular deciphering of mitochondrial translation in higher plants


  • Résumé

    We recently identified that most mitochondrial ribosomal proteins form small subfamilies with 5 to 10 ribosomal-like proteins. In my project, I will analyze the functions of the members constituting one of these ribosomal-like protein subfamilies. In particular, I have started characterizing T-DNA insertion mutants affected in the corresponding genes and found that some of them show strong developmental alterations. These mutants will be further analyzed by monitoring the functionality of their respiratory chain as well as measuring the accumulation level and the translation status of their mitochondria-encoded mRNAs. The results obtained so far indicate that RPL-1 protein has become a splicing factor and that it likely derived from a ribosomal protein gene. It proves that ribosomal protein can be transformed into splicing factor, although we don't know yet if this protein retains a role in translation. My work will help to better understand the functionality of the mitochondrial translation apparatus at the molecular level and the evolution of ribosomal protein genes in plants.