Ressembler, ranger, exposer la Grande Guerre dans les musées: entre histoire culturelle et archival turn. L'example de Milan, 1915-1943

par Gregorio Taccola

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Catherine Brice.

Thèses en préparation à Paris Est en cotutelle avec l'Università degli Studi di Milano , dans le cadre de Ecole doctorale Cultures et Sociétés (Créteil ; 2015-....) , en partenariat avec CRHEC - Centre de recherche en histoire européenne comparée (laboratoire) depuis le 15-11-2015 .


  • Résumé

    Dans ce travail on analyse la représentation de la Grande Guerre dans les musées historiques de Milan entre le 1915 e le 1943 pour approfondir la contribution donnée par les pratiques d'utilisation publique de l'histoire dans le processus de nationalisation des masses et de construction des “religion civile” de la Patrie. La Grande Guerre a un impact décisif dans les pratiques de “nationalisation des masses” car c'est la première grande expérience collective des italiens. La guerre va offrir un nouveau matériel pour la construction de la “religion civile” de la Patrie. Les musées historiques naissent comme instruments de nation-building dans une vision téléologique de l'histoire construite autour de la Nation, et se caractérisent aujourd'hui comme des lieux de divertissement et consommation. Dans le mémoire officielle du fascisme la guerre est représentée en idéale continuité avec le Risorgimento, mais aussi comme un événement de rupture et origine de la nouvelle Italie. Depuis le 1915, lorsque l'Italie est entrée en guerre, le Musées du Risorgimento a commencé à recueillir documentation sur la Grande Guerre. Milan est entre les premières villes qui instituent, en 1885, un Musée du Risorgimento qui devient un point de référence pour la muséographie historique italienne. Dans cette musée avec la documentation recueillie, est institué en 1924 l'Archive de la Guerre, et en 1935 est inauguré le Musée de la Guerre. Dans l'analyse conduite par cette recherche, on adopte la périodisation de l'histoire politique pour déterminer si les choix expositives soient en relation avec les changements de la forme institutionnelle de l'état et des principes de légitimation du pouvoir politique. L'histoire culturelle promouvoit l'analyse morphologique des représentations élaborée dans les musées, pour individuer les symboles et leurs liens, la mythologie et ses mutations dans le temps. Enfin, en accueillant les sollicitations de l'histoire publique, les objectifs de la recherche et les aspects à approfondir sont individués par rapport à la nécessité de produire un matériel scientifique à utiliser pour la divulgation.

  • Titre traduit

    Gathering, organizing and diplaing the Great War in museums : between cultural history and archival turn. The example of Milan, 1915-1943


  • Résumé

    In that research I analyse the representation of the Great War in the historical museums of Milan between 1915 and 1943 to deepen the contribution given by the practices of public use of history in the process of nationalization of the masses and construction of "Civil religion" of the Nation. The Great War has a decisive impact in the practices of "nationalization of the masses" because it is the first great collective experience of the Italians. The war will offer new material for the construction of a new kind of "civil religion". Historical museums are born as nation-building instruments in a teleological view of history built around the Nation, and in the official memory of fascism the war is represented in ideal continuity with the Risorgimento, but also like an event of rupture and origin of the new Italy. Since 1915, when Italy entered the war, the Museums of the Risorgimento began to collect documentation on the Great War. Milan is among the first towns that institute, in 1885, a Museum of the Risorgimento which becomes a point of reference for the Italian historical museography. In this museum with the collected documentation, is instituted in 1924 the Archive of the War, and in 1935 is inaugurated the Museum of the War. In the analysis conducted by this research, the periodization of political history is adopted to determine whether the choices are related to changes in the institutional form of the state and the principles of legitimization of political power. Cultural history promotes the morphological analysis of representations elaborated in museums, to individualize symbols and their links, mythology and its mutations in time. Finally, by welcoming the solicitations of public history, the objectives of the research and the aspects to be studied are individualized in relation to the need to produce scientific material to be used for dissemination.