Les Assyro-Chaldéens de l'est de la Turquie. Géopolitique de la région et la migration vers la France au XXème siècle

par Bugra Poyraz

Projet de thèse en Geopolitique

Sous la direction de Nora Seni.

Thèses en préparation à Paris 8 en cotutelle avec l'Institut français de géopolitique (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) , dans le cadre de ED Sciences sociales , en partenariat avec Centre de recherches et d'analyses géopolitiques (equipe de recherche) depuis le 24-11-2015 .


  • Résumé

    Ce projet vise à mettre l'accent sur la migration des assyro-chaldéens de Turquie vers la France. Cette migration a commencé en 1978 avec trois jeunes hommes du village de Bazyan, accelèra après le coup militaire du 1980 et dura jusqu’au 1995. Dans la première phase de cette migration, la raison la plus importante était les relations féodales dans la région avec les chefs kurdes appelés « les aghas ». Cette communauté a également été suivie de près et encouragée par la France qui a été fière et jalouse de sa position de protectrice des chrétiens orientaux dans le passé. Au début des années 1980, l'armée turque est entrée en guerre contre le PKK et les villages où cette communauté catholique vivait ont été vidés, détruits et brûlés par les parties de cette guerre. Principalement les conflits entre l'armée turque et le PKK, secondairement la pression sur les minorités non musulmanes de Turquie par le régime militaire qui a vu les minorités religieuses comme une menace pour «l’identité turque» ont acceleré cette migration. Aujourd'hui, environ 20.000 assyro-chaldéens vivent en France. Le projet vise à mettre l'accent sur les facteurs de cette migration et ses raisons : Pourquoi la majorité des assyro-chaldéens qui ont survecu dans les montagnes de Turquie jusqu’aux années 1990 ont émigré en France ? Quel était le rôle du protectorat religieux français en Orient pendant le régime des Capitulations et comment la France en a beneficié pour son influence et pouvoir politique ? Quel était la politique de la France de la migration pour les chrétiens d’Orient ? Les archives de l’OFPRA et la recherche de terrain sont des élements fondamentaux qui montrent comment la Turquie expulse et la France attire les chretiéns d’Orient en instrumentalisant leur victimisation pour ses fins politiques.

  • Titre traduit

    The Assyrian-Chaldeans of the Eastern Turkey. Geopolitics of the region and the migration to France in the twentieth century


  • Résumé

    This project aims to focus on the migration of Assyro-Chaldeans from Turkey to France. This migration started in 1978 with three young men from the village of Bazyan, accelerated after the military coup of 1980 and endured until 1995. In the first phase of this migration, the most important reason was the feudal relations in the region with the Kurdish leaders called aghas. This community has also been closely watched and encouraged by France, which has been proud and jealous of its position as the protector of the Eastern Christians in the past. At the beginning of the 1980s, the Turkish army entered to war against the PKK and the villages where this Catholic community lived were emptied, destroyed and burned by the parties to this war. Mainly the conflicts between the Turkish army and the PKK, secondarily the pressure on non-Muslim minorities in Turkey by the military regime which saw the religious minorities as a threat to "Turkish identity" accelerated this migration. Today, about 20,000 Assyro-Chaldeans live in France. The project aims to focus on the factors of this migration and its reasons: Why did the majority of Assyro-Chaldeans who survived in the mountains of Turkey until the 1990s emigrated to France? What was the role of the French religious protectorate in the East during the Capitulation regime and how did France benefit of it for its influence and political power? What was France's migration policy for the Eastern Christians? The OFPRA archives and field research are fundamental elements that show how Turkey expels and France attracts the Eastern Christians by exploiting their victimization for its political ends.