Je suis personne

par Laurence Agnes (Henry)

Projet de thèse en Philosophie pratique

Sous la direction de Eric Fiat.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de OMI - Organisations, Marchés, Institutions , en partenariat avec LIPHA - Laboratoire Interdisciplinaire d'Etude Politique HANNAH ARENDT (laboratoire) depuis le 06-10-2011 .


  • Résumé

    Dans plusieurs pays d'Europe on constate que le nouveau-né, tout comme l'adulte, est euthanasié mais sur des critères différents. Ces euthanasies se font, pour une part importante, sur la constatation de lésions cérébrales acquises pouvant être causes de handicap mais dont la nature et la qualité sont imprévisibles. Le handicap est multiple et certaines formes présentent une difficulté dans le fait de reconnaître l'être humain qui en est porteur comme personne et donc de penser sa vie comme l'égale en valeur de la nôtre. La principale question étant celle du concept de personne. Elle est également la plus urgente car on constate le développement d'un eugénisme qui tente de se camoufler sous des jeux de langage en particulier autour du tout petit. Comment la personne peut-elle se rencontrer dans le polyhandicap, dans l'absence de langage, de parole ? L'autonomie, l'expression de celle-ci peut-elle être un critère de choix dans cette définition à l'instar de ce que Engelhardt propose ? Quel mode d'expression serait acceptable ? Ou bien est-il nécessaire d'envisager d'autres critères, d'autres logos qui permettent la rencontre entre deux mondes ? Ulysse nous aidera dans cette tentative de brosser un portrait de cette personne mais également le soin compris comme un compagnonnage et dépendant de différents facteurs pour être soin, compris comme un renouvellement de l'aspect sacré de l'homme. Karol Wotyjla propose de cerner des aspects essentiels de la personne qui pourrait aboutir à un acte de personne L'utilité du soin, sa nécessité également nous guideront dans cette recherche ainsi que le souci tel que Heidegger l'aborde, comme cet élément intimement lié au temps et à la réalité de l'homme qui tente de lutter contre cette interdépendance en tentant de s'en défaire.

  • Titre traduit

    I am no one, I am person


  • Résumé

    In several European countries it is found that the newborn, just like the adult, is euthanized but on different criteria. These euthanasia are, to a large extent, based on the observation of acquired brain injuries that may be causes of disability but whose nature and quality are unpredictable. Disability is multiple and certain forms present a difficulty in recognizing the human being who carries it as a person and thus to think of his life as equal in value of ours. The main question is that of the concept of person. It is also the most urgent because we see the development of a eugenics that tries to hide itself behind wordplays especially around the newborn. How can we meet the person in the polyhandicap, in the absence of language, of speech? Can autonomy, the expression of it, be a criterion of choice in this definition, just as Engelhardt proposes? Which mode of expression would be acceptable? Or is it necessary to consider other criteria, other logos that allow the meeting between two worlds? Ulysses will help us in this attempt to paint a portrait of this person but also the care understood as a companionship and dependent on different factors to be cared for, understood as a renewal of the sacred aspect of man. Karol Wotyjla proposes to identify essential aspects of the person that could lead to an act of person The usefulness of the care, its necessity also will guide us in this research as well as the concern as Heidegger approaches it, as this element closely related to time and the reality of the man who tries to fight against this interdependence by trying to get rid of it.