Vulgariser la science : pour une sociologie des intermédiaires culturels. Le cas des musées scientifiques.

par Anna Mesclon

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Annie Collovald et de Bernard Lehmann.

Thèses en préparation à Nantes , dans le cadre de STT - Sociétés, Temps, Territoires (Nantes) depuis le 01-11-2015 .


  • Résumé

    L'acception dominante du terme de culture renvoie très largement aux univers artistiques et littéraires. Comme le mentionne Christine Détrez en guise d'ouverture à son ouvrage Sociologie de la culture, les études sur la culture et les pratiques culturelles portent en grande partie sur une définition classique de la culture, centrée sur les humanités, qui laisse impensée la question de la culture scientifique. Pourtant, la culture scientifique et technique, c'est-à-dire, pour reprendre la définition qu'en proposent Yves Gingras, Benoît Godin et Eric Bourneuf, « l'expression de l'ensemble des modes par lesquels une société s'approprie la science et la technologie », recouvre aujourd'hui un fort enjeu politique et citoyen pour l'avenir des sociétés. Ce projet de thèse entend s’intéresser aux vecteurs par lesquels les individus peuvent se saisir de cette culture scientifique. Il s'agira d’interroger l’offre de « vulgarisation scientifique », c'est-à-dire la mise en œuvre de moyens concrets dont le but affiché est de rendre des savoirs spécialisés accessibles à ceux qui n’en sont pas familiers. Ce sont précisément les mécanismes par lesquels ces savoirs fortement spécialisés sont rendus accessibles à un public élargi que l’on voudrait examiner, en regardant plus particulièrement le travail de traduction que réalisent ces intermédiaires de la culture que sont tous ceux qui, à un titre ou à un autre, ont la charge de la donner à voir ou de la représenter.


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