Les succès du Salon au Second Empire (1852-1870).

par Claire Dupin de Beyssat

Projet de thèse en Doctorat d'Histoire de l'Art

Sous la direction de France Nerlich.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Tours) depuis le 10-11-2015 .


  • Résumé

    Malgré la publication récente de travaux sur la période, l'histoire de l'art du Second Empire reste encore très lacunaire. Les décennies 1850 et 1860 sont pourtant riches de transformations, autant institutionnelles qu'esthétiques, et mettent en place des conditions favorables au développement des mouvements modernes (école de Barbizon, réalisme et impressionnisme). D'ailleurs, ce sont ces mouvements qui sont le plus étudiés, faisant l'objet de publications ou d'expositions, et systématiquement opposés à un académisme s'exposant sans mal au Salon. Cette peinture de Salon est, elle, très méconnue, même si elle fait depuis quelques années l'objet de recherches. Son étude serait pourtant très enrichissante pour l'histoire de l'art du Second Empire en particulier, et du XIXème siècle plus généralement, en ce qu'elle permettrait de comprendre les modalités d'appréciation de l'art et les tendances dominantes dans le choix des sujets, des genres et des formats peints. Dans ce cadre, se concentrer sur les succès, c'est-à-dire sur les peintures ayant été appréciées tout autant par le jury que par le public et la critique, permet de constituer un ensemble d’œuvres représentatif de la production artistique du Second Empire. Il s'agirait aussi d’étudier les modalités des succès, en s'intéressant tout autant aux stratégies choisies par les artistes pour se faire remarquer au Salon (choix du maître, réseau de fréquentation, choix d'un sujet plaisant et/ou populaire), mais aussi en interrogeant les différents modes d'appréciation : le jury, largement dominé par l'Académie au Second Empire, les commentaires et compte-rendu publiés dans la presse contemporaine, qui connaît alors un développement important, et enfin l'opinion publique, relayée via des témoignages. Surtout, une telle étude révélerait la diversité des solutions adoptées par les peintres pour réussir au Salon, c'est-à-dire pour satisfaire des attentes critiques ou institutionnelles, et remettrait ainsi en question le caractère supposément réactionnaire et uniforme de l'art académique.


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