Usages plurilitteracies : le cas des apprenants de français dans les universites thailandaises

par Niparat Imsil

Projet de thèse en Doctorat Lettres Linguistiques

Sous la direction de Emmanuelle Huver.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Tours) depuis le 10-11-2015 .


  • Résumé

    Dans le contexte de la communauté de l’ASEAN et de la modernisation de l’économie, les gouvernements thaïlandais successifs ont développé depuis 2003 une politique de promotion de l’enseignement/apprentissage des langues étrangères. Les établissements scolaires thaïlandais ouvrent donc des programmes offrant un choix plus diversifié de langues aux apprenants devant choisir une deuxième et une troisième langue étrangères. Le français, avec aujourd’hui environ 50 000 apprenants chaque année, est la 3eme langue étrangère, derrière l’anglais, dont l’apprentissage est obligatoire, et le chinois mandarin. Il s’agit donc d’un défi important pour les apprenants thaïlandais qui doivent désormais apprendre plusieurs langues étrangères en même temps. Aussi est-il nécessaire de chercher à savoir comment utiliser ce nouveau contexte d’apprentissage simultané au profit de l’enseignement/apprentissage du français et plus généralement, au profit de l’appropriation de l’ensemble de ces langues et de la construction d’une compétence plurilingue. Cette thèse se focalisera plus spécifiquement sur les questions d’écrit : elle se donne en effet pour objectif de mettre en lumière les usages plurilittéraciés dans la pratique de l’écrit en français chez les étudiants de français en Thaïlande et de rechercher et identifier des actions didactiques susceptibles de renforcer des compétences plurilittéraciées dans la pratique de l’écrit en français. La problématique principale de notre recherche est de savoir comment tirer le meilleur parti de ces usages plurilittéraciés pour l’appropriation du français d’une part et la construction d’une compétence plurilingue d’autre part. Le questionnement portera : sur les représentations qu’ont les étudiants et les enseignants des différentes langues étrangères au programme dans 4 universités thaïlandaises ainsi que sur leurs pratiques extrascolaires de ces différentes langues ; sur les usages plurilittéraciés dans la pratique de l’écrit en thaï, en anglais et en français chez les étudiants de français et enfin sur les facteurs qui peuvent favoriser l’acquisition de solides compétences plurilittéraciées à l’université en Thaïlande. Ce questionnement sur les usages des étudiants sera mis en lien avec un questionnement plus centré sur l’enseignement, concernant : les actions didactiques qui seraient à même de susciter chez les apprenants des attitudes favorables à l’apprentissage de l’écriture en langue française ou en plusieurs langues ; les activités pédagogiques qui pourraient être organisées en classe pour aider les élèves à développer de solides compétences plurilittéraciées ; les conséquences de ces réflexions sur la formation des enseignants. Afin d’aborder ces questions et ces problématiques, nous appuierons notre recherche sur : un corpus multilingue constitué de productions écrites d’une vingtaine d’ étudiants de français dans quatre universités thaïlandaises (productions écrites en thaï (langue maternelle) et en deux langues étrangère: l’anglais, première langue étrangère obligatoire pour les apprenants thaïlandais, et le français, deuxième langue étrangère apprise à l’université) ; des enquêtes et entretiens avec des étudiants et des enseignants, pour réunir des renseignements sur les attitudes envers les langues, la plurilittéracie et les habitudes culturelles et langagières des différents acteurs de l’enseignement / apprentissage ; l’étude de textes officiels concernant les politiques linguistiques éducatives thaïlandaises. Notre expérience en tant qu’enseignante à l’université thaïlandaise sera également mobilisée.


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