Les lesbiennes dans la ville : entre visibilité et invisibilisation, représentations, usages et pratiques de l'espaces public à Paris

par Sarah Jean-Jacques

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Catherine Deschamps et de Nadine Cattan.

Thèses en préparation à l'Universit%C3%A9%20de%20Paris%20(2019-....) , dans le cadre de Sciences des sociétés depuis le 03-11-2015 .


  • Résumé

    Alors que le terme « lesbophobie » est apparu pour la première fois dans le dictionnaire en 2015 (le Petit Robert uniquement), la lesbophobie reste un phénomène social encore peu connu dont les spécificités restent à étudier. Le fait de nier les relations entre deux femmes et de passer sous silence les discriminations qui en découlent est au centre de la violence lesbophobe. Contrôler ses gestes afin de ne pas dévoiler son orientation sexuelle dans l’espace public représente le quotidien permanent de nombreuses lesbiennes. Et c’est justement dans l’espace public, révélateur des rapports de domination de la société, que les violences (insultes, regards stigmatisant, agressions physiques ou sexuelles) s’exercent le plus souvent à l’encontre des lesbiennes se dérobant à la norme idéalisée de genre ou ne respectant pas la norme de l’hétérosexualité. Ce qui apparaît donc sanctionné, c’est la mise en scène d’une relation affective et/ou amoureuse (visibilité). Dans ce contexte de réactions hostiles, « le laisser voir » exige des estimations, des stratégies variant selon les contextes sociaux. Le choix de la stratégie d’invisibilité peut représenter un outil de revendication permettant aux lesbiennes d’user plus librement de l’espace public bien que cela signifie que l’orientation sexuelle participe à l’inégal accès de cet espace et remette donc en question le droit à la ville pour tout.e.s.


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