Rôle des sémaphorines et leurs récepteurs dans le recrutement et les activités fonctionnelles des lymphocytes T dans les tumeurs pulmonaires humaines

par Marine Leclerc

Projet de thèse en Aspects moléculaires et cellulaires de la biologie

Sous la direction de Fathia Mami chouaib.

Thèses en préparation à Paris Saclay , dans le cadre de Cancérologie : biologie - médecine - santé , en partenariat avec Immunologie intégrative des tumeurs et génétique oncologique (laboratoire) , Antigènes tumoraux et réactivité lymphocytaire T cytotoxique (equipe de recherche) et de Université Paris-Sud (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Le carcinome pulmonaire figure parmi les cancers les plus meurtriers, avec un taux de survie n'excédant pas 5 ans pour 15 % des patients atteints. La mortalité par ce type de cancer a été multipliée par 4 chez les femmes ces 5 dernières années. Le tabagisme, en augmentation dans cette partie de la population, constitue le principal facteur de risque associé au cancer du poumon. En l'an 2020, il correspondra à la 5ème cause de mortalité dans le monde, avant les cancers du sein, du colon et de la prostate réunis. À l'heure actuelle, l'approche thérapeutique la plus efficace pour soigner le cancer du poumon est la chirurgie. Cependant, dans 80 % des cas, le diagnostic tardif ne permet pas l'opération. Le traitement se limite alors à la chimiothérapie et la radiothérapie. Ces thérapies restent néanmoins assez peu efficaces et engendrent de nombreux effets secondaires. À l'inverse de ces traitements qui visent les cellules tumorales, les immunothérapies ciblent le système immunitaire. L'objectif est de le stimuler les cellules immunes pour renforcer les défenses naturelles du patient contre les cellules cancéreuses. Cette réponse du système immunitaire existe souvent chez les patients atteints de cancer du poumon, avec la présence de lymphocytes T cytotoxiques (CTL ou cellules T tueuses), qui sont capables de tuer les cellules tumorales. Cependant leur efficacité spontanée chez les patients cancéreux est souvent très faible. En effet, pour induire la mort de la cellule tumorale, le CTL a besoin de rentrer en contact avec elle. Cependant, certain facteur physique, tel que les fibres de la matrice extracellulaire entourant les îlots tumoraux, empêche le bon recrutement des CTL au niveau de la tumeur pulmonaire. Par conséquent, les cellules tumorales ne peuvent être tuées pars les CTL. Dans ce contexte, nous pensons que d'autres facteurs peuvent influencer le recrutement des lymphocytes T à la tumeur, est les sémaphorines, molécules chimiorépulsives dans le système nerveux, sont de bons candidats pour ces phénomènes immunosuppressifs. C'est dans ce contexte que s'inscrit ce projet de thèse qui vise à déterminer le rôle des sémaphorines dans la migration et les activités fonctionnelles des lymphocytes T. L'objectif majeur de cette étude est d'améliorer les fonctions tueuses des CTL, en optimisant leur recrutement et activation au sein de la tumeur. Tout cela dans le but, de proposer de nouvelles approches immunothérapeutiques plus efficaces pour le traitement du cancer du poumon, qui reste à ce jour un problème majeur de santé publique.

  • Titre traduit

    Semaphorins and their receptors: role in recruitment and functional activities of T cells in lung tumors


  • Résumé

    T lymphocytes are able to recognize major histocompatibility complex (MHC)/antigenic peptide complexes expressed on tumor cells and potentially to mount a protective immune response. However, malignant cells often develop multiple strategies to evade from the immune system. One of these strategies is the production of immunosuppressive factors that prevent antitumor immune responses, thus promoting T-cell dysfunction within the tumor microenvironment. We hypothesized that tumor cells may affect the functions and migration of human T cells which express neuropilins (Nrp), by secreting class III Semaphorins, and that this mechanism may contribute to the immunosuppressive environment found in lung tumors.