Le processus de légitimation d’une entreprise familiale dans un secteur innovant

par Elizabeth Couzineau

Projet de thèse en Doctorat Sciences Gestion

Sous la direction de Guillaume Schier.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Tours) depuis le 03-12-2013 .


  • Résumé

    L'objectif de cette recherche vise à comprendre les mécanismes qui au fil du temps ont conduit à la légitimation d’un groupe industriel au sein d’un marché fondé sur l’innovation et la technologie. Source potentielle de nouveaux marchés, le véhicule électrique en tant qu’innovation radicale n’a que récemment trouvé une place ténue dans la gamme des constructeurs automobiles. L’incapacité des acteurs à changer de paradigmes (stratégie marketing discutable, banalisation de l’innovation, situation de lockout au fil des années) a conduit aux succès relatifs, voire échecs, largement relayés par les divers groupes de pression. Cependant, l’évolution du contexte urbain, les tendances sociétales de fond ont permis le retour ou l’émergence de nouveaux services, tels que les systèmes partagés . Alors que le contexte économique, légal et administratif français pouvait laisser supposer que les acteurs historiques du transport urbain et les constructeurs français développeraient conjointement des offres de services leur assurant une situation oligopolistique, un « nouvel entrant » à l’échelle historique du véhicule électrique qui est devenu l'acteur leader de la mobilité électrique. Dans un premier temps, au cours de la revue de littérature, nous avons mis en évidence de dissonances parmi les chercheurs sur la question de l'innovation dans les entreprises familiales, sachant que la plupart des travaux porte sur l'innovation produit et non l'innovation de services . De plus, il existe peu d’études portant spécifiquement sur le processus de légitimation , l’innovation et les entreprises familiales, alors même que des travaux récents, soulignent l’importance de ce triptyque. Il existe cependant un consensus sur le capital social en tant que capacité dynamique distincte des entreprises familiales mais son rôle dans le processus de légitimation est faiblement étudié. Dans un deuxième temps, il apparaissait difficile de choisir une méthode déductive puisque nous nous intéressons à un cas spécifique et que les éléments obtenus ne peuvent ni complètement être validés par la recherche actuelle, ni apporter d'enseignements généralisables puisque non pleinement reliables à des théories existantes. Nous nous sommes alors orientés vers le choix de la méthode de la théorie enracinée qui s'intègre au sien de notre positionnement épistémologique, le réalisme critique. Dans un troisième temps, sur la base d'un collecte de données contextuelles riches et d'entretiens approfondis, nous mettons en œuvre les principes énoncés par Glaser et Strauss, nous permettant de faire émerger une catégorie centrale, puis la théorie, enracinée dans les données, et donc de répondre à notre questionnement initial


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