Alimentation, état sanitaire et statut social des populations médiévales dans le centre de la France : approche archéo-anthropologique et paléobiochimique.

par Valentin Miclon

Projet de thèse en Doctorat d'Archéologie

Sous la direction de Élisabeth Lorans et de Estelle Herrscher.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Tours) depuis le 15-09-2015 .


  • Résumé

    L’étude des comportements alimentaires constitue un élément privilégié dans la compréhension des sociétés du passé. En effet, l’alimentation est indissociable des aspects sociaux, technologiques, économiques et culturels, mais influe également sur la biologie des individus qui composent ces populations. Les ossements humains constituent une source essentielle d’informations, permettant d’étudier les modes et conditions de vie des individus et, par extension, de la société, dès lors qu’ils sont replacés dans leur contexte de découverte. Ainsi l’étude des caractéristiques biologiques apportent des renseignements sur l’identité des défunts, tels que l’âge au décès et le sexe des individus, des informations sanitaires (état bucco-dentaire, indicateurs de stress, paléopathologies…). Les ossements découverts permettent également de révéler certains aspects des régimes alimentaires à l’échelle individuelle au moyen de leur analyse biochimique. Ce type d’analyse biochimique a déjà été développé en Europe pour des périodes plus anciennes. Cette thèse constitue la première synthèse de ce type de données alimentaires dans le centre de la France, pour cette période. Son objectif est d’améliorer la compréhension des pratiques alimentaires des différentes communautés médiévales dans le centre de la France par l’analyse des différentes données biologiques (biochimiques et ostéologiques) livrées par les vestiges osseux humains. Le corpus principal de cette thèse sera constitué de différentes collections anthropologiques et archéozoologiques issues de fouilles préventives et programmées menées dans le centre de la France. Des sites de natures, de fonctions et de contextes différents seront échantillonnés afin d’embrasser au mieux la diversité de la société médiévale. Des données issues de sites ruraux seront comparées à celles issues de populations urbaines. L’impact des pratiques religieuses sur le régime alimentaire sera également exploré. Des populations issues de sites à vocation hospitalière seront elles aussi étudiées dans ce cadre. Enfin les aspects biologiques propres aux individus devront être confrontés aux pratiques alimentaires identifiées. Il s’agit ainsi d’aborder de façon plurifactorielle la complexité de l’organisation de la société médiévale. Les données obtenues seront confrontées aux résultats de différentes études réalisées sur le territoire européen afin de discuter d’une éventuelle particularité régionale. L’analyse ostéologique des restes humains, à l’aide des méthodes classiquement employées en anthropologie biologique, constituera, avec la réalisation de manipulations de paléobiochimie relatives aux isotopes stables, l’élément central de ce travail.


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