LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS FEBRILES DANS LA PROVINCE DE CABINDA (ANGOLA)

par Madalena de fatima Muila

Thèse de doctorat en Pathologie humaine

Sous la direction de Jean Delmont.

Thèses en préparation à Aix-Marseille , dans le cadre de Sciences de la vie et de la santé (62) .


  • Résumé

    Les recommandations pour la prise en charge des accès fébriles ne sont pas particulières au Cabinda ni à l’Angola. L’emploi des tests de diagnostic rapides (TDR) et/ou de la microscopie est la règle et permet de porter le diagnostic d’accès palustre. Nos observations dans des structures de santé montrent que ces examens sont très peu pris en compte. Lorsqu’un TDR est négatif, un examen de goutte épaisse sanguine est souvent demandé. Cette goutte épaisse peut dans un quart des cas être déclarée positive avec une très faible parasitémie et le diagnostic d’accès palustre retenu. Les examens microscopiques sont perçus comme plus fiables que les TDR. La plupart des enfants et des adultes fébriles reçoivent un traitement antipaludique quels que soient les résultats des examens. Ce traitement est le plus souvent une association thérapeutique à base d’artémisinine. Le choix d’utiliser la voie parentérale en traitant par la quinine ou les dérivés injectables de l’artémisinine n’est pas réservé aux cas les plus graves. Ces antipaludiques sont disponibles dans les pharmacies privées ainsi que dans le secteur informel en dehors de toute prescription. Des dérivés d’Artemesia en monothérapie y sont également accessibles. L’amélioration de la formation du personnel de santé ainsi que de leurs conditions de travail apparaissent être les mesures les plus pertinentes pour modifier la situation. Le développement d’un centre de référence, en permettant une connaissance actualisée du paludisme, est également nécessaire. Par ailleurs, la prévention de la transmission par l’usage des moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée doit être développée.

  • Titre traduit

    Fever access managment in Cabinda Province (Angola)


  • Résumé

    The recommendations for the management of febrile attacks are similar in Angola as in other neighboring countries. The use of rapid diagnostic tests (RDTs) and / or microscopy is the rule and allows the diagnosis of access to malaria. Our observations in health facilities in Cabinda Province show that these exams are very little taken into account. When a RDT is negative, a thick blood test is often required. This thick drop can in a quarter of the cases be declared positive with a very low parasitaemia and the diagnosis of malaria access retained. Microscopic examinations are perceived as more reliable than RDTs. Most children and febrile adults receive antimalarial treatment regardless of test results. This treatment is most often a combination therapy based artemisinin. The choice to use the parenteral route by treating with quinine or derivatives of artemisinin is not reserved for the most serious cases. These antimalarials are available in private pharmacies as well as in the informal sector outside any prescription. Artemesia derivatives in monotherapy are also available. Improving the training of health personnel and their working conditions appear to be the most relevant measures to change the situation. The development of a referral center, by providing up-to-date knowledge of malaria, is also needed. In addition, the prevention of transmission through the use of long-lasting insecticidal nets must be developed.