Développement tribal, conservation environnementale et representation politique : les "Adivasis" du Kerala, Inde

par Jose Javier Egas (Egas Cadena)

Projet de thèse en Territoires, sociétés et développement

Sous la direction de Loraine Kennedy.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales , en partenariat avec Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (Paris) (laboratoire) depuis le 17-11-2014 .


  • Résumé

    À partir d’une approche critique sur le projet de libéralisation de l’État indien, ma thèse a pour but d’apporter des éléments au débat sur la mobilisation des castes tribales en Inde du Sud, notamment dans le Kerala, en portant l’accent sur la restructuration de l’espace politique rural en matière d’action publique, de démocratie et de mobilisation sociale. Afin d’expliciter les points de convergence critiques entre ces dimensions, cette étude vise à comprendre, du point de vue de l’économie politique, les dynamiques de l’action de l’état qui favorisent la configuration des régimes fonciers à l’avantage des élites locales et la mise en œuvre d’une gouvernance environnementale assez rigide qui méprise toute activité anthropique en fétichisant la conservation de la nature. La recherche interroge ainsi l’efficacité de la mobilisation politique chez les Adivasis et comporte l’analyse de deux voies d’action, d’un côté, celle de la participation électorale comme ouverture hasardeuse à la démocratie et, de l’autre, celle de la contestation populaire (grèves, manifestations) comme opportunité pour se rendre visibles dans l’espace public en accumulant du capital politique pour accéder aux réformes sociales. Dans cet itinéraire analytique, la thèse évalue également les fractures de la cohésion, la hiérarchisation des rôles et la formation des élites internes chez les Adivasis. Ces aspects montrent les processus de résistance issus de l’idée d’un projet politique unifié. Si certains secteurs de cette élite tribale ont bien profité des réservations dans la distribution électorale, d’autres ont réussi à se positionner dans la bureaucratie administrative et circulent à une échelle locale où ils ont la compétence de prendre des décisions politiques. Cette micro-échelle, issue des institutions formelles et de processus informels propres à la dimension locale de la démocratie, permettent de voir les enjeux entre résistance et politique publique en révélant le rôle des communautés adivasis dans le paysage politique.

  • Titre traduit

    Tribal development, environmental conservation and political representation : the Adivasis of Kerala


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