Les conceptions du droit de F.V Hayek

par Julien Naccache

Projet de thèse en Philosophie du droit

Sous la direction de Philippe Raynaud et de Olivier Beaud.

Thèses en préparation à Paris 2 , dans le cadre de École doctorale histoire du droit, philosophie du droit et sociologie du droit (Paris) depuis le 29-11-2011 .


  • Résumé

    En se fondant sur ce que J.P Feldman appelle la « triade antithétique » (kosmos/taxis, nomos thesis, règles de juste conduite/règles d'organisation) la position du penseur autrichien aboutit à une réévaluation considérable des rôles respectifs du juge et du législateur. Ni conservateur ni révolutionnaire, le juge se doit d'être impartial en s'adaptant au processus de découverte quasi scientifique du droit. Comme le résume J.P. Feldman « les règles juridiques ne sont pas crées a priori mais sélectionnées a posteriori ». (« scholies sur l'interprétations du droit selon Hayek », JP Feldman, revue droits 2003). Ce faisant Hayek se situe à l'opposé du néopositivisme Hartien pour mieux se rapprocher de Dworkin. Quant au législateur, il a pour but de « corriger le Nomos » en palliant aux insuffisances de la jurisprudence. Nous aimerions axer nos recherches sur ces points précis, car la conception hayékienne de l'ordre juridique est tout à fait féconde dans la mesure où n'étant ni positiviste ni justnaturaliste sa philosophie « écarte à la fois l'interprétation du Droit comme la construction d'une force supranaturelle, et son interprétation comme l''uvre délibérée d'un quelconque esprit humain » (Hart, Le concept de droit). Si Hayek choisit de se penser comme clairement libéral, avec une 'uvre se voulant l'expression d'un libéralisme renouvelé et militant, il y a tout de même certaines apories qui portent néanmoins le penseur autrichien en porte-à-faux avec la tradition dont il se réclame. À tel point que certains ont cru percevoir chez notre auteur une évolution « illibérale » (A. Laurent, La philosophie libérale).


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