La problématique du logement des personnes en situation de handicap psychique vieillissantes

par Sara Painter

Projet de thèse en Geographie

Sous la direction de Raymonde Séchet.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-09-2014 .


  • Résumé

    Les personnes en situation de handicap psychique vivent de plus en plus longtemps. France et Québec doivent faire face à cette réalité démographique inédite. Malgré un contexte général partagé dans ces deux contextes, à la fois par les politiques publiques et les aînés, en faveur du maintien à domicile, le vieillissement des personnes souffrant de troubles psychiques est pourtant peu accompagné. Cela aboutit à des situations particulièrement complexes, aggravant la situation de handicap vécue par ces personnes. Pour pouvoir investir pleinement leur lieu de vie, physiquement et psychiquement, elles doivent pouvoir bénéficier d’un accompagnement spécifique et d’un logement adapté, à la fois aux problématiques liées à la maladie mentale, mais aussi aux besoins qu’introduit le vieillissement. Après avoir décrit les espaces de vie et les pratiques spatiales qui les composent, je propose d’analyser plus finement certains mécanismes qui concourent à la construction de ces pratiques mais aussi des formes d’exclusion et d’inclusion dont elles témoignent. Je propose ainsi d’examiner comment l’espace de vie se (re)compose lorsque le vieillissement vient se surajouter à la situation de handicap psychique. L’expérience du vieillissement invite d’abord à interroger le poids des catégories d’action publique, qui découlent de systèmes de représentations spécifiques, dans la construction des vieillesses. Il s’agit aussi de voir en quoi les services et instruments des politiques publiques, qui sont les traductions sur le terrain des catégories d’action publique, sont inaptes à répondre aux besoins des personnes. Les représentations doivent ensuite être confrontées aux pratiques ordinaires et aux expériences personnelles que les individus font de leur propre vieillissement. L’expérience individuelle du vieillissement est entre autre le fruit de déterminants contextuels locaux et des parcours individuels. Il s’agit alors de comprendre « le poids des trajectoires passées [et] l’importance des supports présents » (Hummel et al., 2014). Enfin, la comparaison entre la France et le Québec, qui possèdent des systèmes de prise en charge différents mais qui traitent de problématiques similaires, apporte un éclairage particulièrement enrichissant sur la manière dont nous concevons l’accompagnement de nos aînés.


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