Prédation maritime et révolutions atlantiques : une histoire sociale entre Europe et Amérique (1793-1823).

par Nicolas Terrien

Projet de thèse en Histoire et civilisations

Sous la direction de Thibaud Clément et de Yann Lignereux.

Thèses en préparation à Paris%2C%20EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 01-12-2014 .


  • Résumé

    La prédation maritime, pratique endémique de la Caraïbe mais déclinante dans le deuxième tiers du XVIIIe siècle, était revenu sur le devant de la scène lors des révolutions atlantiques, pour un dernier acte. La course et la piraterie – son double inséparable – furent alors à la fois des instruments et des indicateurs des recompositions géopolitiques en Europe et en Amérique, de la fin de l'Europe « hors‑soi » moderne et de ses empires et monarchies atlantiques. À l'échelle d'un espace toujours plus fortement connecté (l'Atlantique et la Caraïbe, l'ensemble des Amériques dans un lien étroit avec l'Europe), aux souverainetés bouleversées, longtemps fragiles et incertaines, l'étude de la prédation maritime permettra de questionner le concept de révolutions atlantiques comme séquence historique cohérente. Les conséquences géopolitiques à grande échelle qu'eurent les activités d'une multitude d'acteurs non‑étatiques, par-delà les divisions impériales et nationales, seront envisagées dans la perspective de l'histoire sociale, à travers l'étude des circulations et des éventuelles transformations des identités individuelles et collectives des différents protagonistes de la course et de la piraterie – le motley crew défini par Peter Linebaugh et Marcus Rediker – qui, en mouvement entre les différents ports de l'Atlantique, élaborèrent et transmirent – c'est du moins l'hypothèse que l'on cherchera à vérifier – les idées et pratiques qui allaient finalement engendrer, au travers des révolutions atlantiques, le monde contemporain.


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