Autour du pictorialisme de l'ère victorienne : les tableaux vivants de Julia Margaret Cameron et de ses contemporains (Lady Clementina Hawarden, Henry Peach Robinson, Oscar Gustave Rejlander)

par Gwendoline Koudinoff

Projet de thèse en Langues et linguistiques

Sous la direction de Lawrence Gasquet.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon) depuis le 06-11-2014 .


  • Résumé

    L’enjeu principal de ce sujet concerne l’élévation de la photographie au rang d’un art qui concurrencerait la peinture et qui serait pleinement reconnu par le monde intellectuel de la Grande-Bretagne de l’ère victorienne. Du temps où la photographie fut découverte au XIXème siècle, cette dernière se vit cantonnée dans le domaine de la science et était donc utilisée à des fins documentaires. Malgré la réticence évidente de peintres qui dénigraient la photographie comme un procédé machinal n’étant guère le produit d’un effort esthétique, une poignée d’artistes au cours de l’ère victorienne souhaitèrent dans ce climat hostile prouver leurs talents d’artistes par le biais de l’art photographique. Parmi eux l’on peut citer Julia Margaret Cameron ainsi que ses contemporains Lady Clementina Hawarden, Henry Peach Robinson, Oscar Gustave Rejlander.

  • Titre traduit

    The Tableaux Vivants by Julia Margaret Cameron and her contemporaries (Lady Clementina Hawarden, Henry Peach Robinson, Oscar Gustave Rejlander)


  • Résumé

    The aesthetical issue at stake in this subject deals with photography being elevated to the level of fine arts in Victorian times. High Art Photography was then meant to challenge painting and to be rightfully recognized as an intellectual practice in 19th century Britain. When photography was officially discovered in 1839, its use was expected to serve documentary and scientific purposes. Despite photography’s notorious reputation as a mechanical and mindless process and the painters’ obvious reluctance at creating photographic tableaux vivants, a handful of photographers such as Henry Peach Robinson and Oscar Gustav Rejlander from the Victorian era wished to display their artistic abilities through this new medium. Moreover, practicing photography was all the more emancipating for housewives such as Julia Margaret Cameron and Lady Clementina Hawarden because they could at last demonstrate their talent for art without having to undergo any formal fine arts education that was not allowed for women in the 19th century.