Création symptomatique dans la psychose, vers une solution singulière.

par Mickaël Peoc'h

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Gwénola Druel.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Cette recherche vise à aborder la psychose par la voie de la création, à entendre comme toute production singulière. Elle s’oppose ainsi à l’abord déficitaire classique pour réintroduire la notion de production au cœur même de chaque psychose, fusse-t-elle « ordinaire ». Dans une perspective épistémologique, il s’agira d’étudier quels sont les tournants sociétaux, philosophiques, scientifiques qui ont permis ou non l’accueil de la singularité psychotique. En poussant plus avant ce que la psychanalyse introduit comme rapport au symptôme, il conviendra d’étudier ce qui fonde le concept de psychose dans une optique structurale, et de dégager quelques points de repères opérants. Orienté par une conception de la psychose fondée sur l’existence d’un autre rapport au langage, nous nous interrogerons sur les montages logiques singuliers permettant de pacifier le rapport du sujet à la langue, tout en mettant en tension les recherches de différents courants, biologiques, linguistiques, génétiques, visant la localisation d’un défaut. Enfin une large part de ce travail sera adossée à l’étude clinique des créations psychotiques, à partir de témoignages autobiographiques ou de rencontres cliniques de terrain, qu’il s’agisse de sujets socialement insérés ou d’enfants en institutions pour extraire la dimension dynamique à l’œuvre dans la structure. Que veut dire l’assertion lacanienne selon laquelle le sujet psychotique vise à « se faire un nom » ? Est-il possible d’en faire un concept et d’en donner une définition clinique ? Quelle logique y est à l’œuvre, quels points remarquables balisent cette évolution vers une solution singulière ?


  • Pas de résumé disponible.