Méthodes impliquant le médecin traitant visant à augmenter la participation aux dépistages des cancers.

par Julie Boyard

Projet de thèse en Doctorat Sciences Vie Santé

Sous la direction de Emmanuel Rusch.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (Tours) depuis le 04-12-2014 .


  • Résumé

    Les programmes nationaux de dépistage organisé des cancers en France ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs en termes de participation. En effet, en 2013, le taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein était de 51,6% (pour un objectif minimal de 70%) et le taux de participation au dépistage organisé du cancer colorectal était de 32,8% (pour un objectif minimal de 50%). Concernant le dépistage du col de l’utérus, la participation était de 61.7% sur la période 2010-2012 (pour un objectif minimal de 80%). Par ailleurs, à l’heure où le médecin traitant est considéré comme un élément central dans l’orientation et le suivi du patient tout au long de son parcours de soins, il est pourtant trop peu intégré dans l’organisation des programmes de dépistage. L’objectif de ce travail est d’évaluer différentes méthodes impliquant le médecin traitant afin d’augmenter la participation aux dépistages des cancers. La première partie du travail s’appuiera sur un projet de recherche financé par l’Institut National du Cancer (INCa) impliquant le médecin traitant dans les courriers d’invitation aux dépistages des cancers. Pour cela, nous constituerons, au sein de la structure en charge de l’organisation de ces programmes de dépistage des cancers en Indre-et-Loire (CCDC), un échantillon de 18 000 sujets par dépistage randomisés dans l’un des 3 groupes suivants : • Le groupe 1 recevra les courriers d’invitation et de relance actuels, signés par le médecin coordonnateur de la structure de gestion (CCDC). • Le groupe 2 recevra des courriers avec format et texte remaniés (communication plus personnalisée), signés par le médecin coordonnateur du CCDC. • Le groupe 3 recevra des courriers avec format et texte remaniés, signés par le médecin traitant Les taux de participation aux dépistages des cancers (sein, colorectal et col de l’utérus) seront comparés entre les 3 groupes (analyse distincte pour chaque dépistage). La seconde partie du travail s’appuiera sur un projet de recherche financé par l’INCa visant à comparer différentes modalités de remise d’un nouveau test de dépistage pour les femmes ne participant pas au dépistage du cancer du col de l’utérus : l’auto-prélèvement vaginal. Il a été montré que l’envoi au domicile de ce test de dépistage permettait d’augmenter la participation néanmoins de nombreux kits d’auto-prélèvement ne sont pas utilisés. C’est pourquoi nous allons comparer l’efficacité en termes de participation et le rapport coût efficacité de deux stratégies de remise d’un kit d’auto-prélèvement vaginal à des femmes ne participant pas au dépistage du cancer du col de l’utérus : envoi d’un courrier proposant de retirer un kit d’auto-prélèvement vaginal chez leur médecin traitant (bras 1) ou envoi d’un kit d’auto-prélèvement vaginal au domicile (bras 2). L’étude visera à démontrer la non-infériorité du bras 1 par rapport au bras 2, en termes de participation. La remise par le médecin traitant permettra de le replacer au centre de la procédure de dépistage et potentiellement d’optimiser le rapport coût-efficacité de cette nouvelle modalité de dépistage.


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