L’Œdipe en question : perspectives, critiques et réinventions dans l’enseignement de Jacques Lacan

par David Oger

Projet de thèse en Psychopatologie

Sous la direction de François Sauvagnat.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Près d’un demi-siècle après l’invention freudienne, la psychanalyse a connu quelques beaux succès : certains de ses concepts se sont diffusés auprès d’un large public. L’Œdipe est de ceux-ci. A cet égard, il n’était pas rare, dans les années 70-80 (Françoise Dolto officiait sur les ondes) d’entendre tel ou tel parent dire de sa progéniture un peu tumultueuse, que cette dernière « faisait son Œdipe ». Rien de cela aujourd’hui, l’hyper modernité est scientiste et semble ne jurer que par les voies nouvelles des neurosciences. La psychanalyse est brocardée et attaquée, l’Œdipe moqué et renvoyé au rayon des curiosités exotiques. Pourtant, à la lueur des enseignements de Jacques Lacan, des psychanalystes poursuivent encore l’application de traitements analytiques aux hommes, femmes et enfants d’aujourd’hui qui s’adressent eux, tandis que l’Œdipe reste une référence majeure pour le déchiffrage des symptômes contemporains. Comment comprendre cela, sinon en s’attardant précisément et longuement sur les travaux de Lacan ? L’Œdipe freudien, Lacan l’a mis à la question, l’a critiqué, déformé, reconfiguré, réinventé, laissant pour legs des ressources doctrinales d’une infinie richesse, autorisant des applications thérapeutiques renouvelées, en prise avec les souffrances subjectives du 21ème siècle. C’est là ce que notre recherche visera à démontrer.


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