Artpress 1972-2015 : histoire et sémiologie de l'art contemporain et ses publics. La critique d'art en actualité dans une presse spécialisée

par Flore Di Sciullo

Projet de thèse en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Frédéric Lambert.


  • Résumé

    Notre thèse, en prenant soin d’éviter l’écueil monographique, s’intéressera à la revue art press sur l’ensemble de ses années de publication, depuis sa création en 1972 jusqu’en 2015. Nous nous appuierons sur des choix de corpus opérés à partir de l’ensemble des numéros parus, des suppléments, ainsi que des archives de la revue. En articulant une perspective historique et sémiologique, nous analyserons la revue comme cadre de circulation des idées, mais aussi comme lieu d’expression, de manifestation de plusieurs générations d’artistes avant-gardistes, subversifs. Nous observerons comment les discours de la revue expriment ce que nous choisissons d’appeler une mainstreamisation de l’art contemporain et une lutte contre celle-ci. Nous insisterons également sur les choix éditoriaux, de mise en page, de graphisme, qui mettront au jour l’articulation entre publication, choix artistiques et affirmations politiques. C’est cette complémentarité épistémologique, entre histoire et sémiologie, qui guidera notre approche. Nous interrogerons ainsi art press comme organe de la vie culturelle française, carrefour d’expression pour ses auteurs, tant sur le plan artistique que sur le plan politique et idéologique, comme lieu légitime d’expression de diverses polémiques et de revendications. Notre recherche reposera sur trois axes principaux : comment art press, jouant des régimes temporels, de l’actuel au contemporain, valorise une certaine vision de l’art et de la culture, et cherche à maintenir une position contestataire par ses choix éditoriaux; en quoi la stratégie mise en place par la revue articule critique d’art, savoir universitaire et compétence marchande ; et en quoi cet objet médiatique, radicalement pluridisciplinaire, s’est depuis les années 1970 offert dans l’espace public comme un lieu de débat et de polémique pour les acteurs des « champs de l’art ».


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