Les marques corporelles. : contribution au statut du corps humain.

par Chloé Mitaine

Projet de thèse en Droit privé

Sous la direction de Xavier Labbée et de Frédéric Archer.

Thèses en préparation à Lille 2 , dans le cadre de École doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion (Lille) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Les marques corporelles correspondent à toutes modifications physiques du corps humain. Il y a une certaine prééminence de la volonté puisque ces marques peuvent résulter de la volonté même de la personne. Cette catégorie regroupe notamment les tatouages, les piercings, les scarifications, etc. Mais elles peuvent aussi être le résultat d’événements indépendant de la personne. Il s’agit ici de cicatrices dues à un accident ou de cicatrices imposées par un autre individu. La notion de marque corporelle implique automatiquement la notion de corps humain. Le corps humain est ce qui enveloppe l’âme humaine, c’est une enveloppe charnelle. Les marques corporelles sont liées au statut même du corps humain. C’est pourquoi, à travers ces marques corporelles, à travers les mœurs régissant cette notion, nous allons tenter d’attribuer un statut à ce corps. Ainsi, le corps humain est-il un objet que l’on peut utiliser à sa guise ou est-il une chose digne et protégée ? Ces questions vont en amener bien d’autres : à supposer que le corps soit une chose, l'individu en est-il pleinement propriétaire ? L'individu n'en serait-il au contraire que l'usufruitier, comme le préconise la religion qui désigne Dieu comme nu-propriétaire ? Dans notre système, l'ordre public n'a-t-il pas pris la place de la religion…etc.


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